lundi 19 novembre 2018

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Baisse de 3,2 % du budget de l’agriculture

« Je considère que ce budget correspond aux deux ambitions de mon ministère : le soutien à l’agriculture et à la forêt, et la stratégie de double performance agricole et écologique » a déclaré Stéphane Le Foll en présentant le budget de son ministère.

Il est vrai qu’il est toujours difficile de présenter un budget en baisse, même si la rigueur budgétaire est acceptée par tous. Un ministre préfère toujours que ce soit le collègue du gouvernement qui en fasse les frais. Quand ce n’est pas le cas, il faut essayer de positiver : « nous participons à la baisse des dépenses à hauteur de 3,2 % » poursuit le ministre de l’Agriculture. Mais les crédits de fonctionnements sont en recul de 6 %. Personne n’est épargné : « le budget du cabinet est en baisse de 30 % » indique Stéphane Le Foll. Le nombre de fonctionnaires va aussi baisser : 231 postes seront supprimés (hors enseignement agricole) en 2014 (contre 280 en 2013). Mais le PLF prévoit la création de 180 postes dans l’enseignement agricole (230 en 2013). Remarquons que dans le même temps, le nombre de création de postes dans l’Education nationale s’élève à 8804 ! Dans le détail, le projet de loi de finances pour l’année 2014 prévoit de doter le ministère de l’Agriculture de près de 4,9 milliards d’euros en crédits de paiement. Pour le ministre, « la baisse du budget n’a pas d’incidence au niveau des agriculteurs ». Ainsi la rue de Varenne considère qu’entre la poursuite du dispositif d’exonération des charges sociales (il est vrai amputé dans le budget 2013) et la « montée en puissance » du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), les filières agricoles, forestières et agroalimentaires bénéficieront d’un allègement du coût du travail de près de 1,3 md d’euros. Sur la question de l’égibilité des coopératives au CICE (cf. blognotes du 23/09), Stéphane Le Foll confirme que le projet a été notifié à Bruxelles « dans les délais » et que la « pression est mise » sur les services de la Commission « par le cabinet du Premier ministre ».

Crédits préservés pour FranceAgriMer et l’Odeadom

« Les crédits d’intervention mis en œuvre par FranceAgriMer ont été maintenus » indique le ministère. Idem pour l’Odeadom : les crédits de l’office sont maintenus à hauteur de 41,1 millions d’euros, tout comme les crédits dédiés au soutien de la filière canne à sucre (86,4 millions d’euros). Le fonds Avenir bio connaît une progression de ses crédits de 45 %, alors que le budget de l’Agence bio est maintenu. Globalement, les crédits consacrés aux mesures agro-environnementales sont en augmentation de près de 15 %.

La forêt, « un enjeu important »

La forêt est « un enjeu important dans le cadre de la loi d’avenir » précise Stéphane Le Foll Le rôle de l’Office national des forêts est conforté. L’ONF va disposer de 30 millions d’euros de crédits supplémentaires, soit 216 millions d’euros au total. « En prévision de la création d’un fonds stratégique forêt bois par le projet de loi d’avenir, l’ensemble des moyens d’interventions dédiés à la forêt sont rassemblés et confortés au sein d’une nouvelle action du budget consacrée à la politique forestière » annonce le ministère.