Pommes de terre : un obtenteur attaque le CNIPT

Dans son édition du 16 octobre, Le Figaro révèle que Van Rijn France a décidé d’attaquer, devant la DGCCRF, la grille de segmentation culinaire du CNIPT. Le plaignant conteste le fait que les recommandations « vapeur » ou « à l’eau » inscrites sur les lots de pommes de terre soient réservées aux variétés à chair ferme. Il y voit une « entente », « une pratique concertée pouvant avoir pour effet de restreindre le jeu de la concurrence ». Selon nos informations, l’origine de cette affaire vient du fait que deux variétés de Van Rijn, « Pépite » et « Printaline » n’ont pas été inscrites comme variétés à chair ferme dans le catalogue, une décision qui ne relève pas du CNIPT, mais du CTPS, le comité technique permanent de la sélection des plantes cultivées. Van Rijn France aurait aimé obtenir une « équivalence » afin que ces deux variétés puissent être assimilées à des « chair ferme ». Ce qui reviendrait à ce que le CNIPT s’affranchisse des décisions du CTPS. De plus, indique-t-on à l’interprofession de la pomme de terre, la grille de segmentation n’est qu’une recommandation. Elle n’est en rien obligatoire. Il semble que la DGCCRF pourrait ne pas donner suite à cette affaire. Mais une saisine de l’Autorité de la concurrence n’est pas à exclure.

34 candidats au concours Mof Primeur

Les inscriptions au 25° concours « Un des meilleurs ouvriers de France » sont closes. Ce sera la 2ème édition pour le métier de détaillants en fruits et légumes qui a rejoint le concours en 2009-2011. Et cette édition 2013-2015 s’annonce plutôt bien. 34 détaillants sont inscrits dans la classe Primeur. Ils seront départagés par des épreuves qualificatives qui se tiendront à Paris en mai 2014, la finale nationale étant prévue au printemps 2015.

Légumes de France s’élève contre le dumping social en Europe

Le statut des salariés détachés était à l’ordre du jour du conseil des ministres du Travail de l’Union européenne qui se réunissait le 15 octobre. « De nombreux abus ont été relevés sur l’utilisation de cette main-d’œuvre qui créent une véritable situation de dumping social en Europe. A titre d’exemple, un saisonnier polonais coûte à son employeur en Allemagne 6 € de l’heure contre 12 € minimum en France » explique Légumes de France dans un communiqué. Mais le conseil n’est pas parvenu à s’entendre sur une position commune. « Légumes de France regrette que la voix de la France n’ait pas été entendue et qu’aucune solution n’ait été trouvée pour corriger des pratiques qui détruisent notre économie, nos entreprises et nos emplois, et qui ne font qu’amplifier les distorsions de concurrence entre Etats-membres de l’Union européenne » poursuit le syndicat. Légumes de France rappelle qu’ « en 15 ans, les surfaces cultivées de légumes ont diminué d’un tiers à cause de ces pratiques ».

Les filières agricoles et agroalimentaires demandent l’ajournement de l’écotaxe

Dans un communiqué commun, l’Ania, Coop de France, la FNSEA et Jeunes agriculteurs demandent l’ajournement de l’écotaxe. « Une concurrence accrue de nos voisins et une perte de compétitivité récurrente menacent bon nombre de nos filières agricoles et agroalimentaires » écrivent les 4 organisations professionnelles. Elles demandent au Gouvernement « d’ajourner la mise en application de l’écotaxe tant que les conditions économiques ne sont pas réunies et que la croissance n’est pas au rendez-vous ». « Nos secteurs d’activité n’ont plus la capacité d’encaisser une nouvelle charge qui, une fois de plus, se traduira par des pertes d’emplois et de richesses pour les territoires ».