dimanche 23 septembre 2018

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Les chantiers de l’UNPT

L’UNPT tenait son congrès annuel la semaine dernière à Saint-Malo. Devant plus de 200 personnes, Patrick Trillon, nouveau président du CNIPT, a confirmé son départ de la présidence de l’UNPT. Son successeur sera désigné en mars.

Pour son dernier congrès en tant que président de l’UNPT, Patrick Trillon n’a pas pu cacher sa colère devant l’absence du ministre de l’Agriculture ou,  au moins, d’un de ses représentants. Stéphane Le Foll craignait-il de se rendre dans un des fiefs de la zone légumière bretonne ? En tout les cas son absence a choqué, au-delà de la filière pomme de terre. Cette absence n’a pas empêché Patrick Trillon d’évoquer les sujets d’actualité : interprofession, recouplage pour la fécule, plant fermier,… Arborant sa toute récente casquette de président du CNIPT, Patrick Trillon a évoqué la représentativité des interprofessions et la loi d’avenir : « je souhaite que le gouvernement soutienne une proposition présentée par le CNIPT et par le Cliaa », une proposition qui « vise à solutionner les cas de difficulté de détermination du volume de production » (pour déterminer la représentativité) prévue par la loi. Pour la filière fécule, 7 millions d’euros ont été débloqués en 2014 pour les producteurs sous contrats. Mais « les perspectives de recouplage pour les années 2015-2020 ne sont pas du même ordre » constate le président de l’UNPT qui maintient sa demande de « recouplage à hauteur de 7 millions d’euros » pour ne pas voir « fermer des féculeries ». Enfin, vieux serpent de mer, la question de l’autoproduction de plant. Un accord interprofessionnel est sur le point d’aboutir. Il pourrait même être signé cette semaine dans le cadre du Gnis. Mais jeudi, à la fin du congrès, toutes les conditions pour la signature de cet accord n’étaient pas encore réunies.