Fruits et légumes : le retour des promotions agressives ?

Auchan le week-end du 8 mars, Intermarché celui du 15 : en quelques jours, ces deux enseignes ont relancé la guerre des prix dans les fruits et légumes avec une promotion sur de la fraise d’Espagne à 0,79 euros les 500 g. Et on peut ajouter, toujours le week-end du 15 mars, une promo de Dia pour de la banane antillaise à 0,89 euros. Cas isolés ? Ou retour à des pratiques qui, il est vrai, s’étaient considérablement atténuées dans les fruits et légumes, certains dirigeants d’enseignes n’hésitant pas à condamner publiquement ces pratiques. C’était le cas de Bruno Lebon, directeur produits frais traditionnels chez Carrefour qui déclarait en novembre dernier à la tribune du congrès de Légumes de France : « La guerre des prix est courtermiste. (.) Chez Carrefour, la guerre des prix bas pour les produits frais, ce n’est pas notre stratégie ». Mais depuis, les résultats des enseignes sont tombés et pour Auchan France, ils ne sont pas bon (-1,1%). Pour regagner du terrain, Vincent Mignot, directeur général d’Auchan France annonce une “nouvelle agressivité prix”. Ce n’est peut-être qu’un début …

Légumes de France dénonce les promotions sur la fraise

« Halte au “Low cost washing” ! » écrit Légumes de France dans un merveilleux franglais à propos des promotions sur la fraise d’Espagne (lire plus haut). Pour la fédération, ces promotions sont « un coup marketing (.) pour redorer une image prix et une performance médiocre de l’enseigne ». Mais « au-delà de l’effet ponctuel d’aubaine, le consommateur ne s’y trompera pas… » espère Légumes de France. « Un produit qui est vendu « rien », ne vaut rien !  Et celui qui le vend guère plus… » Malheureusement, « par ce type  de pratique, l’enseigne fait aussi  prendre le risque à l’ensemble de la filière de commencer la campagne 2014 de la fraise avec des prix de crise destructeurs pour les producteurs de fraise de France ». « Souhaitons donc que ces promotions ne soient qu’une erreur que ces enseignes ne renouvelleront pas…Ce qui est sûr, c’est que les producteurs ne laisseront pas cela se reproduire sans réagir vigoureusement ! » conclut le communiqué de Légumes de France.

Plants fermiers de pommes de terre : vers la signature d’un accord

Le délicat dossier de l’accord interprofessionnel sur les plants fermiers de pommes de terre va-t-il trouver son épilogue cette semaine ? Cette question qui rend difficile les relations au sein de la filière pomme de terre depuis de nombreuses années, et qui aurait du être réglée la semaine suivant le congrès de l’UNPT (cf. notre Blog du 17 février) avait connu un énième rebondissement. Désormais, l’UNPT et la FN3PT (la fédération des plants de pommes de terre) se sont entendues sur un accord. Le conseil de la section plants de pommes de terre du Gnis est convoqué à titre exceptionnel ce mercredi 19 mars en vue de la signature de l’accord interprofessionnel. Notons que l’utilisation du plant fermier est ultra minoritaire. Elle concernerait environ 8 % de la production nationale.

Pommes de terre de conservation : des exportations dans la norme en janvier

Les exportations de pommes de terre de conservation au mois de janvier ont dépassé le bon niveau de 200 000 t indique le CNIPT. Avec 83 500 t destinées au marché espagnol, elles renouent avec les chiffres moyens attendus pour cette destination. En cumul du mois d’août 2013 à janvier 2014, les exportations sont inférieures à la moyenne des dernières campagnes vers l’Espagne (241 700 t) et le Portugal (61 700 t). A l’inverse, elles sont plutôt actives vers l’Italie (200 200 t) et les pays de l’Est (65 500 t). Le chiffre d’affaires des exportations françaises atteint 190 M€. Il reste dans la fourchette haute des dernières campagnes grâce aux prix de vente élevés. Ces derniers amorcent une baisse encore modérée.