Flavescence de la vigne : peut-on déroger au principe d’une défense collective ?

Monsieur Giboulot, ce vigneron « bio » bourguignon qui avait refusé de traiter ses vignes avec un insecticide contre la cicadelle, insecte vecteur de la flavescence dorée, a été condamné à 1 000 € d’amende, dont 500 avec sursis, malgré les bonnes âmes vertes qui avaient signé par milliers une pétition en sa faveur. Monsieur Giboulot a eu aussi le soutien des médias, les uns et les autres ignorant  quels sont les risques présentés par la flavescence dorée, qui, lorsqu’elle est présente entraîne l’arrachage inexorable des pieds atteints, voire de l’ensemble de la parcelle, si celle-ci est touchée  à plus de 20 %. L’utilisation d’un insecticide spécifique est le seul moyen de détruire la cicadelle.  La fédération des pépiniéristes qui, elle, sait ce dont il s’agit, dénonce la légèreté de la peine qui peut inciter d’autres vignerons à dédaigner le processus de défense collectif, responsable et obligatoire contre cette maladie. Les vignes de M. Giboulot sont peut-être indemnes de flavescence dorée. C’est tant mieux pour lui et surtout pour ses voisins exposés à une éventuelle contamination, au prétexte d’une éthique, en l’occurrence discutable. PG

* Nouvelle rubrique : une tribune libre ouverte à nos lecteurs, sous la haute vigilance de l’auteur de ce blog ! (bref, c’est de la liberté surveillée).