Le 16 avril, Xavier Beulin avait écrit au président de la République après le vote de l’amendement Glavany reconnaissant à l’animal la qualité d’êtres vivants doués de sensibilité. François Hollande a répondu au président de la FNSEA.

Cet amendement ne fait « que mettre en cohérence le code civil avec les dispositions existantes du code rural et du code pénal interdisant les mauvais traitements et assurant leur bien-être » écrit le président. « Les devoirs des opérateurs économiques ainsi que la fonction économique des animaux de rente ne sont donc aucunement remis en cause, poursuit-il et les animaux demeurent régis par les dispositions du code rural et du code pénal interdisant les mauvais traitements et assurant leur bien-être ». François Hollande considère que ce texte n’est pas « une révision du régime applicable aux animaux » ni même « la création d’un statut de l’animal ». Il assure qu’il ne souhaite pas une telle évolution « en raison des conséquences qu’elle pourrait avoir sur la pérennité de l’élevage ». « C’est un choix que j’assume » conclut François Hollande en proposant à Xavier Beulin de rencontrer Christiane Taubira et Stéphane Le Foll.

Notons enfin que la date de la commission paritaire du Parlement où doit être discuté le texte contenant cet amendement a été fixée au 13 mai.