La filière champignon de couche tenait récemment son assemblée générale. A cette occasion, un bilan de la production française a été présenté.

La production de champignons frais, toutes destinations, est passée de 140 000 tonnes en 2000 à 102 000 tonnes en 2010. Après une longue période de diminution et de stagnation, 2011 enregistre une progression globale de la production de champignons, qui se maintient relativement pour 2013, avec des volumes respectifs de 108 000 tonnes et 106 000 tonnes pied coupé. La production destinée au marché transformé (78 000 T) baisse légèrement, alors que celle destinée au marché frais (28 000T) augmente légèrement en 2013. La transformation reste le premier débouché de la production française de champignons de Paris, elle a absorbé 75% en moyenne du total produit, au cours des dix dernières années, pour un volume qui est passé de 104 000 tonnes en 2000 à 78 000 tonnes en 2013 (pied coupé). Les livraisons françaises de champignons destinés à la transformation ont globalement diminué de 3% avec 93 000 tonnes pieds non coupés (le niveau le plus bas atteint par la filière française, comme en 2010) dont 14 000 tonnes pour la surgélation et 79 000 tonnes pour l’appertisation et la pasteurisation. En ce qui concerne le champignon frais, les exportations sont devenues dérisoires (137 tonnes en 2013), les importations, en retrait, s’élevaient à 22 517 tonnes l’année dernière. Les importations belges augmentent en 2013 (+9%), alors que les importations hollandaises diminuent légèrement (-3%). Elles oscillent entre 6900 et 9000 tonnes depuis 2002. Les volumes polonais exportés vers la France (7429 tonnes) diminuent également (-7%). Ces importations sont en baisse depuis 2009 dans un contexte où la consommation augmente : 82,6 kg par foyer et par an contre 81 kg l’année dernière, et 79,7 kg en 2010. Cette baisse est pour partie compensée par une hausse de la production française de champignon frais  La production française de champignon de couche est sérieusement concurrencée par la Pologne. La France produisait encore 165 000 tonnes en 1995, contre 80 000 tonnes pour la Pologne. La tendance s’est inversée au début des années 2000. Aujourd’hui, la Pologne produit 335 000 tonnes contre 106 000 tonnes pour la France (prévisions 2014).