Le mouvement national de la FNSEA dérape à Marseille

Près de 15 000 agriculteurs ont répondu à l’appel à la mobilisation de la FNSEA. Dans la plupart des départements, les manifestations se sont bien passées, dans un climat serein. Sauf dans les Bouches-du-Rhône. Les agriculteurs provençaux ont lancé au matin du 24, un « raid » sur le marché des Arnavaux. « Je pensais que l’arrêté de 1975, qui place les biens et les personnes sous protection de la Préfecture, était encore valable, s’indigne Jean François Gra, directeur de la Somimar. Mais les forces de Police n’ont rien fait et se sont contentées d’observer les exactions. Nous demanderons des explications.» Les manifestants ont d’abord visés les camions qui attendaient à l’entrée du Min, la marchandise a été détruite avec des extincteurs à poudre. Ils se sont ensuite attaqués aux box, puisque l’objet de cette visite était de dénoncer la présence de fruits et légumes d’importation, trop nombreux à leur goût. Tous les importateurs ont été « contrôlés » et les palettes d’import reversées. Canavèse a été le plus touché, à la suite du défoncement de la porte de sa murisserie. « Les agriculteurs se trompent de cible, a indiqué Gérard Canavèse, PDG du groupe éponyme. Ils oublient que nous commercialisons plus de 20 000 tonnes de produits locaux. Ils devraient comprendre que nous avons besoin de produits complémentaires comme les tomate cerises de Sicile, ou les champignons néerlandais qui ont été détruits  et qui étaient destinés à la RHD. Je sais que la situation des agriculteurs est difficile cette année. Mais les grossistes subissent de la même manière la déflation des prix des F&L. c’est pourquoi, nous demandons réparation en déposant plainte. »

Le péage de transit ne convainc pas Coop de France

Le péage de transit devrait donc remplacer l’écotaxe. Mais ce nouveau système, s’il est très en deçà du précédent, ne convainc pas les professionnels. C’est le cas de Coop de France qui dénonce « une véritable injustice ». « Le secteur de la coopération agricole et agroalimentaire espérait une véritable réflexion nationale sur les enjeux logistiques et la modernisation des infrastructures nationales. A la place, le dispositif présenté sans analyse d’impact préalable, constituerait une nouvelle charge pour les entreprise» a précisé Philippe Mangin, président de Coop de France.

Installation du comité trufficulture de FranceAgriMer

Les membres du conseil spécialisé « fruits et légumes » de FranceAgriMer avait donné leur feu vert à la création d’un comité pour la trufficulture. Ce comité, qui a été installé le 11 juin, sera chargé de suivre la mise en œuvre du protocole passé entre le ministère de l’Agriculture et la Fédération française des trufficulteurs (FFT). Il est également chargé de recenser les besoins en expérimentation, d’organiser la concertation entre les régions, de veiller à la définition des programmes de formation et de participer à son déploiement régional. Il devra également travailler sur la question du statut des trufficulteurs et sur le développement des plantations.