jeudi 20 septembre 2018

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Nouvelles fraîches

La filière melon dénonce une promo Carrefour

Carrefour a mis en place le week-end dernier une promotion sur du melon « origine France » à 0,95 E pièce, une opération présentée comme un « soutien » à la production française. Mais cette promo a été faite contre l’avis de la plus grande partie de la filière melon. En effet, pour obtenir un tarif de 0,95 E en magasin, il faut un prix d’achat qui tourne autour de 0,8 E pièce. Dans un communiqué commun, l’association interprofessionnelle melon et Légumes de France (AIM) dénoncent « ces pratiques commerciales qui tiennent plus de l’enterrement de la production française que de son soutien contrairement à ce que prétend l’enseigne Carrefour ». L’interprofession du melon « ne sera plus la victime passive de cette guerre injustifiable des prix organisée par la grande distribution ; elle saisira la DGCCRF en réponse à tout nouvel abus de position dominante et/ou toute autre action déstabilisante du marché aboutissant à la dégradation continue du revenu des producteurs et expéditeurs de melon en France » conclut le communiqué.

La loi d’avenir agricole adoptée

Le Sénat a adopté le projet de loi d’avenir agricole. Le texte voté est celui issu de la commission mixte paritaire. Pour être définitivement adoptée, la loi doit encore être votée par l’Assemblée nationale. Ce sera fait le 11 juin. Pour Coop de France, toutes les attentes des coopératives « ont été satisfaites ». L’exonération de la C3S, la loi sur l’économie sociale et la loi d’avenir « permettent aux coopératives agricoles et agroalimentaires d’envisager l’avenir avec plus de sérénité » a déclaré Philippe Mangin, président de Coop de France. De leurs cotés, les Chambres d’agriculture « soulignent les améliorations apportées au texte initial ». Elles se « félicitent de voir assurée la continuité des missions qui leur sont confiées ».
Mais, ajoutent-elles « pour en assurer le suivi et préserver la qualité des prestations, il faut que les moyens financiers et humains soient maintenus, contrairement à ce que propose le gouvernement ». Enfin, la FNSEA, qui était au départ réticente à ce projet de loi, se félicite du dialogue avec les parlementaires et de « l’écoute » du ministre qui ont permis « de réelles avancées ». « Sur le foncier, sur les interprofessions et sur le statut de l’agriculteur, par exemple, nous avons eu de vrais débats et de vrais combats mais nous avons réussi l’essentiel : professionnaliser une agriculture mise en œuvre par de véritables professionnels » écrit le syndicat.

2014 commence mal pour le détail alimentaire

Selon l’observatoire de la petite entreprise, réalisé par la fédération des centres de gestion agréés, l’année 2014 a mal commencé pour le commerce de détail alimentaire. «Après avoir résisté plusieurs années à la crise et même tiré profit des nouveaux comportements d’achat des consommateurs, les professionnels de l’alimentation sont confrontés à une baisse des ventes inédite. A l’exception des charcutiers (+0,4 %), des cavistes (+0,9 %), des poissonniers et des primeurs (+ 1 %), tous les métiers de l’alimentation affichent un chiffre d’affaires en recul (- 1,8 % en moyenne) » peut-on lire dans cet observatoire.

Recul des défaillances agricoles au deuxième trimestre

Après un mauvais premier trimestre 2014 où les défaillances d’entreprise agricole ont été en hausse (+21,4 % par rapport au 1er trimestre 2013), la situation s’est un peu améliorée au deuxième trimestre. Selon le cabinet Antares, qui publie des enquêtes régulières sur les défaillances d’entreprises, les défaillances d’entreprises agricoles sont en baisse au deuxième trimestre (-10,09 %, par rapport au deuxième trimestre 2013). Les défaillances reculent de 28,8 % pour le secteur chasse, pêche, forêt et de 10,1% pour l’élevage. Seul le secteur des cultures connaît une légère hausse (+1%). Pour les industries agroalimentaires, les défaillances sont aussi en légère hausse (+0,9 %). Sur le premier semestre, les défaillances agricoles restent toutefois en hausse (+7,3%), et +1,08% pour l’industrie agroalimentaire.

Leclerc-Beulin : le rendez-vous d’Orléans

C’est bien connu, Xavier Beulin et Michel-Edouard Leclerc s’adorent. A l’issue de la réunion du 17 juillet à Bercy, Leclerc écrivait sur son blog : « Xavier Beulin en Frank Unverwood (House of Cards), je reconnais que ça a une certaine gueule. L’acteur a du talent. Mais que le représentant de la FNSEA, supposée défendre les petits producteurs, s’allie avec les représentants de Danone, de Lactalis, de Nestlé ou Bonduelle pour demander une pause dans la guerre des prix…voilà qui ne manque pas de sel ! » Quant au président de la FNSEA, son syndicat a fait du patron des Centres Leclerc une de ses têtes de turc préférée. Mais ça c’est à Paris. A Orléans, c’est différent. Quand il s’agit d’organiser Openagrifood (les 20 et 21 novembre à Orléans), une manifestation qui se présente comme le forum international de l’agriculture, de l’alimentation et de la distribution responsables, qui trouve-ton dans les « Partenaires fondateurs » ? Les Centres Leclerc. Et le président d’Openagrifood n’est autre que Xavier Beulin. Vérité à l’intérieur du périph, erreur au delà…