C’est une première : le président du CNIPT vient d’écrire à l’ensemble des 7000 opérateurs (producteurs, négociants,…) de la filière. Le but : gérer au mieux une campagne « compliquée ».

« Avec plus de 121 400 hectares de plantés au printemps 2014 et des rendements exceptionnels, la production de pommes de terre françaises devrait atteindre un niveau record de près de 6 millions de tonnes. Dans les autres pays producteurs, le même constat d’une récolte abondante est fait » rappelle le CNIPT. La consommation nationale (25kg/an/hab) offre peu de marges de progression. A l’export « certains marchés prometteurs se sont fermés et l’écoulement est ralenti par une offre européenne abondante ». Conclusion : « les perspectives de la nouvelle campagne de commercialisation s’annoncent donc sombres ». « Pour autant nous ne voulons pas laisser filer la campagne sans réagir ! » écrit Patrick Trillon, président de l’interprofession. « Nous nous devons d’anticiper tous ensemble pour faciliter le bon déroulement de cette campagne ». Tout doit être fait pour maintenir le niveau de qualité de la pomme de terre, gage de succès en France et à l’export explique en substance l’interprofession. « Notre objectif doit être de faire comprendre à la grande distribution que la qualité, la segmentation sont une voix de progrès pour faire en sorte que le consommateur soit attiré sur des schémas de valeur » explique Patrick Trillon dans Pomme de terre hebdo. Son objectif : « que les gens qui cultivent ou vendent de la pomme de terre arrivent à gagner leurs vies ». Pour la campagne en cours, les producteurs en difficultés pourront accéder aux mêmes mesures de soutien que l’ensemble des producteurs de fruits et légumes. Quant à l’avenir : « la première décision que l’on doit prendre, c’est de limiter la surface afin que l’on se retrouve dans une situation où l’on gérera la demande ». Pour le président de l’interprofession, les surfaces de productions ne devraient pas dépasser les 105 000 ha. « Toute volonté d’emblavement d’un hectare de pommes de terre, doit s’accompagner de l’examen, entre producteurs et négociants, de débouchés certains » conclut-il.

 

 

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