jeudi 22 février 2018

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TV AGRI
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Nouvelles fraîches

CTIFL : l’Assemblée nationale adopte la diminution de la TFA

L’Assemblée nationale a examiné en seconde lecture le projet de loi de finances (PLF) 2015 les 11 et 12 décembre. Il semble que la question du financement du CTIFL n’ait donné lieu à aucun débat dans l’hémicycle, les députés préférant se concentrer sur les budgets des Chambres d’agriculture et des Chambres de commerce. L’Assemblée nationale a donc adopté l’amendement du gouvernement rétablissant la version initiale du PLF : baisse de moitié de la TFA en 2015 et suppression au 1er janvier 2016. Le vote sur l’ensemble du PLF doit avoir lieu ce mardi 16 décembre.

Fonction publique/Agriculture : la FSU en tête, FO progresse

Les 50 300 fonctionnaires du ministère de l’Agriculture n’ont pas du tout voté comme les autres agents publics lors des récentes élections professionnelles. Le taux de participation, toutes fonctions publiques confondues*, a été de 52,8 %. Il s’élève à 66,1 % pour le ministère de l’Agriculture. Chez l’ensemble des agents, c’est la CGT qui est en tête. Elle n’arrive qu’en cinquième position pour les agents du ministère, la FSU s’assurant la première place. Les résultats sont les suivants** :

  • FSU : 23,5 % (8 – 25,3) ;
  • FO : 19,7 % (18,6 – 17,8) ;
  • Unsa :16 % (10,3 – 15,2) ;
  • CFDT : 12 % (19,2 – 11,6)
  • CGT : 10,7 % (23,1 – 12,7)
  • Solidaires : 8,4 % (6,8 – 9,6)
  • CGC : 1,9 % (2,9 – 3,1)
  • CFTC : 1,1% (3,3 – 2,5)
  • Autres : 6,7 % (3,3 – 0,2)

 * Fonction publique d’Etat ; fonction publique territoriale ; fonction publique hospitalière.

** Syndicat : Résultat 2014 (résultat national – résultat 2011)

Etiquetage des viandes : feinte colère

Président de la Confédération française de la boucherie, Christian Le Lann est vent debout contre le nouvel étiquetage des viandes bovines et ovines en libre service. Une tribune dans Libé, des interviews sur BFM, RTL, Europe1, le boucher en chef a largement eu l’occasion de s’exprimer. Dans Libération, il dénonce « une tendance générale à l’opacité, à la désinformation et à l’appauvrissement de la pensée ». Le gouvernement accuse-t-il « donne sa bénédiction à un modèle économique qui lamine notre agriculture, piétine les artisans et écorche la noblesse de nos métiers ». Interrogé au micro d’Europe 1 sur les initiateurs de cette démarche, il répond tranquillement : « Adressez-vous aux responsables de la DGCCRF, du gouvernement, aux responsables de la filière (.) c’est eux qu’il faut désigner ». Précisons que ce nouvel étiquetage est le fruit d’un accord interprofessionnel signé, dans le cadre d’Interbev, le 15 janvier 2014. Comme il se doit, l’accord a été signé par l’ensemble des familles, dont celle de la boucherie. Signataire de l’accord au nom des bouchers ? Christian Le Lann !

On aimerait comprendre

Qui a écrit « L’utilisation la plus médiatique des OGM reste celle de la culture des plantes génétiquement modifiées en plein champ et leur utilisation pour l’alimentation. En Europe, seul le maïs génétiquement modifié pour résister à la pyrale est autorisé à la culture (MON810). En revanche, 37 OGM sont autorisés pour l’importation, essentiellement pour l’alimentation en protéines des filières d’élevage » ? Ce n’est pas un syndicat agricole productiviste, ni une multinationale de la semence. Non. On peut lire cette brève dans le rapport annuel du ministère de l’Environnement, plus précisément dans le chapitre intitulé « La connaissance s’améliore ». On ne le leur fait pas dire.