La semaine précédent le salon de l’Agriculture a été intense en rendez-vous de toutes sortes entre le gouvernement et les organisations professionnelles agricoles.

 Premier de ces rendez-vous *, celui de Matignon. Le Premier ministre Manuel Valls, entouré des ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll, de l’Environnement Ségolène Royal, de l’Economie Emmanuel Macron, du Travail François Rebsamen et de la Recherche Geneviève Fioraso, recevait le 17 février une délégation de la FNSEA. Le rendez-vous se tenait juste après l’annonce de l’utilisation du 49-3 pour l’adoption de la loi Macron. “On a pas senti de stress particulier chez le Premier ministre” a constaté Xavier Beulin en rendant compte de cette rencontre. Une rencontre où la FNSEA a pu obtenir quelques avancées notables dans son combat pour diminuer la sur-réglementation en agriculture. Ainsi le seuil pour l’enregistrement obligatoire des bâtiments en aviculture devrait être relevé de 30 000 têtes (seuil actuel en France) à 40 000 (seuil européen). Autre point : engagement a été pris d’établir une cartographie nationale des cours d’eau. “On doit pouvoir identifier sa source, et son lit naturel. On doit savoir ce qui est contrôlable et ce qui ne l’est pas” a martelé Xavier Beulin qui a réitéré sa demande de désarmer les contrôleurs de l’eau. Sur la question de l’emploi, l’agriculture fait figure de bon élève. Dans le cadre du Pacte de responsabilité, un accord entre la FNSEA et les syndicats de salariés doit être signé le 6 mars. “La qualité du dialogue social est reconnue” a souligné Xavier Beulin. La FNSEA a obtenu des allègements des contraintes pour l’emploi de mineurs notamment en apprentissage. Enfin, des négociations sont en cours pour adapter le compte de pénibilité à l’agriculture. La fédération entend proposer un système d’accord de branche afin de passer de l’entreprise individuelle au collectif. Mais ces quelques avancées, si elles sont les bienvenues, sont loin d’être suffisantes pour éclaircir l’horizon de l’agriculture française : “nous ne sommes pas euphorique à la veille de ce salon car la situation de l’agriculture n’est pas bonne. La France agricole a du mal à se remettre au niveau. Nos indicateurs ne sont pas bons. Nous voulons redire nos ambitions : ce secteur doit être soutenu et encouragé” a conclut Xavier Beulin.

* Stéphane Le Foll a par ailleurs reçu les présidents de la FNPF et de Légumes de France (lire ci-dessous).

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