La 7ème édition de la conférence EGEA, organisée par Aprifel et Interfel, s’est tenue du 3 au 5 juin à Milan. Plus de 200 personnes (chercheurs, élus, représentants professionnels, enseignants) ont débattu pendant ces trois jours du rôle des fruits et légumes frais dans une alimentation et un environnement sains.

 Une journée entière de ces travaux était dédiée à l’alimentation des enfants. « Les habitudes alimentaires se construisent très tôt dans l’enfance » rappellent les organisateurs. Cette question a toujours été une préoccupation pour EGEA à tel point que le programme européen « fruits et légumes à l’école » est issu de la conférence EGEA 2007. Ce programme a été mis en œuvre à partir de l’année scolaire 2009-2010. L’enveloppe financière allouée par l’UE est passée de 90 millions d’euros en 2009 à 150 millions d’euros aujourd’hui. Pour la période 2013-2014, 9,8 millions d’élèves de 66 000 écoles dans 25 pays ont pu bénéficier de ce programme. Mais ce dernier est en train d’évoluer, la Commission souhaitant fusionner les programmes lait et fruits à l’école. L’Europarlementaire belge (PSE) Marc Tarabella est venu faire le point de la situation. Le PE a en effet adopté le 27 mai à une large majorité (458 oui, 87 non, 28 abstentions) le rapport sur ce projet. Mais, le PE a fait valoir ses souhaits. « La distribution de produits frais doit permettre d’encourager la consommation de produits de saison » explique Marc Tarrabella. Ce programme ne doit pas se contenter de distribuer des produits. « Le PE a demandé aux Etats membres d’accorder de 10 à 20 % de l’enveloppe aux activités en matière d’éducation, ajoute le parlementaire. L’objectif consiste à enseigner les variétés, la production agricole, le développement durable, l’environnement, la lutte contre le gaspillage alimentaire ». Autre demande des euro-députés : la réduction du fardeau administratif. Dans certains pays (France, Belgique,…) l’enveloppe accordée est sous employée du fait d’une « paperasserie » excessive. « Nous proposons un allègement de la procédure » explique Marc Tarrabella. Autre levier, la fiscalité : « il faut reconsidérer que les produits frais sont des produits de première nécessité ». Autre enjeu, la fusion des programmes lait et fruits et légumes dans un même programme, deux idées avec des logiques différentes au départ : « la logique pour les fruits et légumes était l’éducation à l’alimentation, celle pour les produits laitiers portait sur l’écoulement de la production » rappelait une autre Eurodéputé, la française (LR) Angélique Delahaye. Le texte adopté par le Parlement doit maintenant être examiné par le Conseil. Le but est de boucler la procédure avant la fin de l’année.

Categorie: Le dossier de la semaine