Nouvelles fraîches | Lundi 22 juin 2015

Nouvelle étape pour le Canal Nord Europe

Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux Transports vient de prendre trois décisions pour organiser la phase opérationnelle du chantier du canal Nord Europe. Ainsi, Voies Navigables de France (VNF) est chargé de la préfiguration de la société de projet du canal Seine-Nord Europe. La deuxième décision concerne la préparation du protocole de financement du projet, réunissant l’Etat et les collectivités territoriales. Enfin, le préfet de région Picardie, préfet coordonnateur du projet, Mme Nicole Klein, est chargé d’assurer la mission de coordination de la démarche «Grand Chantier». Pour Alain Vidalies, ces trois décisions illustrent la volonté de l’Etat de « poursuivre résolument le projet de canal Seine-Nord Europe ».

Bananes/Rup : le désengagement de l’Europe est « irrecevable »

La Commission européenne vient d’annoncer son refus de cofinancer le prochain programme de promotion du logo RUP, porté par la banane européenne. « Ce programme (2015 – 2018) visait à faire la promotion du logo des Régions Ultrapériphériques (RUP), à l’instar des 3 programmes précédents (2005 – 2008, 2008 – 2011, 2011 – 2014), plus particulièrement des Canaries, de la Guadeloupe, de Madère et de la Martinique et avait pour ambition d’inclure de nouveaux produits issus de la diversification végétale en plus de la banane » indiquent l’Apeb, association européenne des producteurs de bananes et ses adhérents. Le budget proposé était de 10 millions d’euros pour un programme de 3 ans (répartis entre les 4 RUP : Guadeloupe et Martinique, Madère, Canaries), financé à 50% par la Commission européenne. Le programme concernait, en plus de la banane, 5 autres produits melon, tomate, concombre, salade, miel de canne à sucre. L’Apeb et ses adhérents (UGPBAN pour les Antilles françaises, Asprocan pour les Canaries et Gesba pour Madère) dénoncent une décision « irrecevable ». Elles rappellent notamment la baisse des tarifs douaniers appliqués aux importations de bananes dollars. Cette baisse portera de 2010 à 2020 le tarif douanier de 176 à 75 euros/tonne « soit un avantage concurrentiel supplémentaire de 101 euros/tonne en faveur de la banane dollar ». « Nous, producteurs des Antilles, des Canaries et de Madère constatons avec inquiétude un recul de la Commission (.) L’exemple de la promotion des productions agricoles des RUP est significatif du désintérêt flagrant manifesté par la Commission européenne vis à vis du logo RUP et de la promotion de nos productions. Nous exprimons ainsi les craintes les plus vives que ce recul soit annonciateur d’un recul plus général vis-à-vis de notre agriculture. Ce rejet du programme RUP est, selon nous, purement et simplement inadmissible » écrit l’Apeb (lire aussi nos Blog du 2 mars et du 29 septembre).

Pas de programme fruits à l’école en Suisse

La Suisse ne mettra pas en place un programme de fruits à l’école. Dans une décision prise récemment, le Conseil des Etats ne veut pas obliger le Conseil fédéral à lancer un programme national dans les écoles. Il considère que la mise en place de programmes en faveur de la consommation de fruits relève de la compétence des cantons et des communes. Le Conseil fédéral soutenait pourtant cette proposition, sans toutefois vouloir la soutenir financièrement ! Selon Swisscofel, « les enfants mangent de moins en moins de fruits et de légumes (.) moins de 20% de la population en consomment cinq portions par jour comme recommandé ».

UE : programme de travail agricole de la présidence luxembourgeoise

C’est le Grand Duché du Luxembourg qui exercera la présidence semestrielle du Conseil de l’UE à partir du 1er juillet. Il succèdera à la Lettonie. A l’occasion du Conseil agricole du 16 juin, le Luxembourg a présenté son programme de travail pour les 6 mois à venir. Lors du Conseil de juillet, la présidence organisera un premier tour de table sur la proposition OGM. Ce conseil de juillet devrait également permettre de commencer les travaux sur le nouveau programme de distribution de fruits, de légumes, et de lait à l’école. En septembre, devrait commencer le début des trilogues sur l’agriculture biologique, après le vote de la Commission agricole du PE sur ce texte. Par ailleurs, il n’y aura pas de Conseil agricole en septembre, mais une réunion informelle sur le thème « climat et agriculture». Enfin, la présidence luxembourgeoise devrait être l’occasion de faire le point sur l’évolution des marchés dans le contexte de la fin des quotas laitiers et de l’embargo russe.

Pommes : vives réactions à « l’étude de Greenpeace »

Après le lancement de sa « course zéro pesticide », Greenpeace a récidivé en publiant un « rapport » au titre tout en finesse : « pommes empoisonnées ». Inutile d’évoquer son contenu, il a été largement repris dans la presse. En revanche, les réactions des professionnels, n’ont pas eu droit à un traitement équivalent. « C’est un rapport bidon que vient de publier Greenpeace sur les pommes et les pesticides » dénonce Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP. « En analysant les sols et l’eau, il tire des conclusions mensongères quant à la qualité sanitaire des fruits et abuse les consommateurs et les media, sans avoir jamais mis les pieds dans un verger et rencontré les pomiculteurs » explique l’Association nationale pomme poire. De plus « Greenpeace montre son ignorance agronomique en préconisant des solutions alternatives dont la quasi-totalité est déjà mise en place depuis… plus de 20 ans par les producteurs ! Et certaines vont même au-delà des préconisations de Greenpeace…
 » ajoute l’association. De son coté, le collectif Sauvons les fruits et légumes s’interroge : « Pourquoi attaquer les producteurs français qui sont pionniers en matière environnementale par rapport à leurs voisins ? Le pseudo rapport de Greenpeace sur les pommes et les pesticides vise à nuire aux producteurs de nos terroirs ».
 Pour Interfel, « Greenpeace cultive les amalgames ». Selon l’interprofession, « l’ONG entretient de nombreuses confusions dans ce rapport sur l’ensemble des pratiques professionnelles ainsi que sur la qualité sanitaire des fruits et légumes, pouvant entretenir l’incompréhension chez les consommateurs ». Malgré tout, les professionnels proposent le dialogue. L’ANPP propose à Greenpeace de venir visiter un verger éco-responsable.

Lancement de la campagne ail

C’est au ministère de l’Agriculture, et en présence du médiateur des relations commerciales agricoles, qu’a eu lieu, le 15 juin, le lancement de la campagne ail. « Le médiateur des relations commerciales agricoles était déjà intervenu en 2014, à la demande des producteurs d’ail en difficulté, pour recommander à la grande distribution des conditions plus satisfaisantes de commercialisation de leur production » rappelle-t-on rue de Varenne. Pour 2015, l’interprofession de l’ail, l’Aniail, et le médiateur « souhaitent renforcer le message de la période de commercialisation de l’ail français auprès de la grande distribution et des consommateurs ». Le principe retenu est de marquer dans les esprits les dates clés de la campagne : 15 juin, début de la récolte, 1er août-31 décembre, période de commercialisation. Une nouvelle identité “Mon ail français” va être proposée. Elle devrait permettre d’installer un univers ail français dans les rayons. Le lancement de la commercialisation sera marqué par un événement, le 29 juillet à Rungis. « Le médiateur invite les distributeurs français à relayer cette initiative interprofessionnelle auprès des consommateurs » conclut le communiqué du médiateur.

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