lundi 14 octobre 2019

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Congrès de Légumes de France : « nous attendons des réponses concrètes »

Le ministre de l’Agriculture n’est pas venu au congrès de Légumes de France qui se tenait les 19 et 20 novembre à Perpignan. Mais ses oreilles ont du siffler. Il devrait rencontrer des responsables de la filière, dont Jacques Rouchaussé, ce mardi, à Montpellier, en marge de l’inauguration du Sitevi.

« Je préfère avoir le président de la FNSEA que le ministre » a déclaré Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France en accueillant Xavier Beulin. Comme l’an dernier à Lamotte – Beuvron, Stéphane Le Foll n’est pas venu au congrès des producteurs de légumes. Certes, l’actualité nationale très lourde, peut expliquer l’absence de celui qui est aussi porte-parole du gouvernement. Mais, son déplacement à Perpignan n’était pas inscrit à l’agenda du ministre publié dans la journée du 13 novembre, c’est à dire avant les attentats. Par ailleurs, notons qu’aucun de ses collaborateurs n’a pris la parole au nom du ministre. Cela n’a pas empêché Jacques Rouchaussé de faire un état des lieux précis des problèmes des producteurs. Première cible, la grande distribution qui « a décidé des faire des produits frais, des produits d’appel ». « Enfermée dans sa guerre des prix, la grande distribution n’est pas prête de sortir de la logique des prix bas » regrette-t-il. Il relève toutefois l’engagement de certains groupes à évoluer. « Je les rencontrerais » poursuit le président de la fédération. Il a ensuite rappelé que son syndicat avait engagé plusieurs procédures contre des pratiques commerciales « imposées par certains grossistes avec semble-t-il la bienveillance de la DGCCRF ». Il a dénoncé « la réelle volonté de la grande distribution de ne pas indiquer l’origine des produits ». Le recours aux caisses plastiques participe de cette volonté et conduit à une « banalisation du produit et à un nivellement par le bas ». En ce sens, la création récente du logo « fruits et légumes de France » peut offrir une solution : « espérons que l’ensemble des acteurs de la filière jouera le jeu » demande Jacques Rouchaussé. Il a par ailleurs demandé l’abrogation du compte pénibilité, la fin des distorsions de concurrence, des solutions sur la question des produits phytosanitaires,…. « Nous avons des demandes simples, peu couteuses. Nous attendons des réponses concrètes. Nous attendons un ministre de l’agriculture qui ne soit pas seulement un porte-parole du gouvernement » a-t-il conclut.