mardi 20 novembre 2018

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Nouvelles fraîches

Cour des Comptes : les projets de FranceAgriMer « ne correspondent pas aux ambitions du PIA »

Dans un rapport intitulé « le programme d’investissement d’avenir (PIA) : une démarche exceptionnelle, des dérives à corriger », la Cour des Comptes critique notamment le volet agricole du PIA. Ainsi, le programme va financer, à hauteur de 120 M€ (pour 2015, 2016 et 2017), les projets agricoles et agroalimentaires de FranceAgriMer « dont la taille et la thématique ne correspondent pas aux ambitions du PIA » écrit la Cour. « Ces opérations ne respectent pas le principe d’additionnalité ou constituent des formes de débudgétisation » constate la Cour, même si elle reconnaît que « l’intervention du PIA a toutefois pour conséquence de systématiser les appels d’offres sur des thématiques précises et d’augmenter la taille des projets par rapport à ceux habituellement soutenus par FranceAgriMer ». La Cour des Comptes préconise que dans le cadre du PIA2, le rôle de FranceAgriMer « devra se rapprocher de celui de l’ANR », l’agence nationale de la recherche. Notons enfin que le directeur général de FranceAgriMer n’a pas souhaité « apporter de réponse à ce rapport ».

Laurent de Meillac, élu président de l’Apeb

Créée en 1989, l’Association européenne des producteurs de bananes (Apeb), était présidée, depuis cette date par l’espagnol Léopoldo Cologan. Il a souhaité passer la main et c’est le Français Laurent de Meillac (Martinique) qui lui succède. « Il nous faudra, encore et toujours, nous battre, continuer à être attentifs, et parfois offensifs pour consolider nos acquis qui, vous le savez bien, sont en permanence remis en cause » a-t-il déclaré lors de sa prise de fonction, le 1er décembre à Ténérife (Canaries). Parmi les sujets de préoccupations, l’amélioration du Posei, les augmentations de charge, la concurrence avec les bananes extra-communautaires. « Personne n’ignore que la production de banane est vitale à nos îles, compte tenu de son importance économique, sociale et environnementale, et qu’elle est le pilier de nos fragiles agricultures » a rappelé Laurent de Meillac.

Bruxelles prêt à débloquer 7 millions d’euros contre Xylella fastidiosa

La Commission européenne va mobiliser des fonds pour la recherche contre Xylella fastidiosa, la bactérie qui attaque les oliviers. C’est ce qu’a indiqué Annette Schneegans de la direction générale de l’agriculture à la Commission lors d’une réunion d’experts, organisée par l’EFSA le 30 novembre, et consacrée à cette bactérie. 7 millions d’euros pourraient être débloqués pour ces nouvelles recherches.

TTIP : pour les Américains, la protection des IG « n’est pas un problème »

La protection des indications géographiques « n’est pas vraiment un problème » a expliqué le secrétaire américain à l’agriculture Tom Vilsack dans une interview a Euractiv (3 décembre). « Nous respectons l’idée que les marques, les indications qui génèrent une valeur accrue sur le marché, sont une habitude que les Européens veulent protéger. Ils veulent protéger la valeur ajoutée. Ce qui nous inquiète, c’est que cela entrave ou empêche l’accès au marché de produits qui sont vendu sous un nom que nous estimons relativement générique depuis des décennies » a-t-il déclaré. « Il faut donc trouver un moyen de protéger la valeur ajoutée de produits issus de régions européennes spécifiques sans que cela ne pénalise les produits américains similaires » a-t-il ajouté en prenant comme exemple le traité transpacifique (TPP) qui « crée un système de double processus, qui n’existait pas, et qui permet de remettre en question la justification d’une indication géographique protégée ».

Philippe Mangin : « la Pac est bout du rouleau »

« La Pac est au bout du rouleau » a déclaré Philippe Mangin, président de Coop de France, en présentant le congrès annuel de sa fédération qui se tiendra à Paris les 16 et 17 décembre. « C’est foutu, ajoute-t-il. Ce machin est complètement à bout de souffle. Il n’y a plus aucun rôle régulateur dans l’économie agricole. On n’a pas besoin de cette Pac. On n’en veut plus. Il faut se préparer dès aujourd’hui au rendez-vous de 2017. Une Pac à 28 est difficile à construire. Il faut en limiter le champ. Il faut la contenir dans un rôle de gestion de crise ». Philippe Mangin a par ailleurs indiqué que son vice-président, Michel Prugue, devrait lui succéder à la présidence de Coop de France.