mardi 20 novembre 2018

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Régionales : la claque

Front national en tête au niveau national et dans 6 régions, la gauche en morceau, et la droite qui n’arrive pas à profiter de l’impopularité record de l’exécutif : les élections régionales ont rendu leur verdict. Il est rude.

Première claque pour la République : 50 % d’abstentions ! Où sont passés les millions de manifestants du 11 janvier, les Français qui ont déposé des fleurs ou des bougies devant le Bataclan, qui ont fait des minutes de silence, qui ont chanté la Marseillaise ? 1 sur deux est resté chez lui.

Deuxième claque pour le gouvernement : la majorité de 2012 est en lambeau. Alors qu’ils avaient gouverné 21 régions ensemble, socialistes, écologistes, communistes, sont partis au combat séparément, rendant ces élections encore plus illisible. Avec en gros, 23 % des voix, il va être très difficile pour le PS de gouverner le pays d’ici aux élections de 2017.

Troisième claque pour la droite : LR/UDI/Modem, malgré leur alliance, n’arrivent qu’en deuxième position malgré l’impopularité record du gouvernement, un chômage en hausse constante, un matraquage fiscal, etc. Le quasi grand Chelem qui lui était promis il y a encore un moins est désormais très loin.

Et les candidats agricoles ? Beaucoup vont passer à la trappe, car leurs listes sont éliminées dès le premier tour. Dans certaines régions, le PS annonce son intention de fusionner avec les écologistes et le Front de gauche. On sait déjà qu’en Paca et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, il n’y aura que deux listes au second tour, celles du FN et celles de la droite et du centre. Lundi matin, on ne savait pas encore si le candidat PS dans la grande région Est, Jean-Pierre Masseret, allait se retirer comme le lui demande le PS, laissant ainsi la droite et le FN face-à-face. C’est dans cette région que se présentait Philippe Mangin, tête de liste de la droite dans la Meuse. Il arrive de justesse, en deuxième position dans son département : le FN réalise 40,32 % des voix, la droite 20,21 % et le PS 20,08 %. Lors de la conférence de presse de Coop de France le 3 décembre (lire par ailleurs), il était apparu assez peu confiant dans l’issue du scrutin : « j’aurais peut-être beaucoup de temps parce-qui je suis conseiller régional d’opposition, ce n’est pas très prenant » a-t-il déclaré. Si sa région se retrouve dirigée par le FN, le boulot d’opposant risque d’être au contraire très prenant !