L’Assemblée générale de l’Aneefel, qui réunit les expéditeurs et les exportateurs de fruits et légumes, s’est tenue le 11 mars à Paris. A cette occasion, les participants ont fait le point sur les actions de soutien à l’export pour les filières.

Les fruits et légumes français ont « une très bonne réputation » dans le monde a annoncé d’emblée Eric Guasch, directeur commercial de la société Comimpex et président de l’association France-Russie pour l’agroalimentaire (Afraa). « Nous avons besoin d’être accompagnés sur les marchés extérieurs » poursuit-il et notamment en matière d’assurance crédit. « Nous avons besoins d’un soutien financier. S’il n’y a pas de sécurisation financière, nous ne pouvons pas exporter du tout ». L’accompagnement des filières agricoles à l’export, c’est notamment l’une des missions de FranceAgriMer (Fam). L’établissement national apporte son appui aux filières pour faciliter l’accès aux marchés internationaux, en particulier dans les négociations SPS (sanitaire et phytosanitaire). Car pour la plupart des pays « il y a des préoccupations protectionnistes derrière les barrières SPS » reconnaît François Blanc en charge de ce dossier à Fam. Le rôle du comité SPS de FranceAgriMer est donc de mener les négociations pour ouvrir les marchés et ensuite de les conserver ouvert. Avec 5 milliards d’euros, les fruits et légumes représentent 8 % du chiffre d’affaires total des l’exportation agricoles et agroalimentaires françaises. Jean Christophe Naudin (Fam) a fait l’état des négociations en cours pour le secteur des fruits et légumes. 3 nouveaux marchés ont été récemment ouverts : le Vietnam pour la pomme (70 containers expédiés en 6 mois), l’Afrique du Sud pour les échalotes, et l’Inde pour les pommes depuis le mois de janvier dernier. 2016 va être l’année de la deuxième campagne d’expédition des pommes et des poires françaises pour les Etats-Unis et la troisième pour le kiwi vers la Corée du Sud. Enfin, des marchés sont désormais mature et procèdent à l’agrément de nouvelles structures (vergers et/ou stations de conditionnement). C’est le cas de la Chine pour le kiwi et de Taïwan pour la pomme. Le Comité export fruits et légumes de FranceAgriMer, composé de professionnels, a décidé, le 26 novembre 2015, de lancer les négociations pour l’ouverture de nouveaux marchés : l’Afrique du Sud et l’Australie pour les pommes ; le Vietnam et le Japon pour les kiwis ; les Etats-Unis, la Chine et Taïwan pour les baby kiwis ; le Brésil, l’Australie et la Chine pour les échalotes. Les dossiers échalotes/Brésil et kiwis/Vietnam pourraient être débloqués dans les prochains mois. L’ensemble de ces contacts et négociations se traduit par des échanges entre la France et les pays concernés. Ainsi, en 2015 la France a accueilli 33 délégations étrangères.

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