Les négociations commerciales annuelles se sont terminées le 29 février au soir. Bien malin qui peut en donner le résultat. D’où des appels à la transparence.

Pour Jean-Philippe Girard, président de l’Ania, les entreprises ont du faire face à des demandes de baisse allant jusqu’à – 6 %. De son coté, Stéphane Le Foll indique sur Europe 1 le 1er mars qu’en ce qui concerne le prix du lait, il n’y aura pas de nouvelles baisses. « Les discussions ont été fortes et intense. Il y a eu une pression forte du gouvernement pour qu’il y ait un respect des agriculteurs » a indiqué pour sa part Martine Pinville, secrétaire d’Etat au Commerce sur le plateau de TV Agri (1er mars). Coop de France a interrogé ses adhérents sur ces négociations. Il en ressort que les négociations commerciales ont commencé tardivement (à partir de la mi-décembre). « Les rapprochements d’enseignes ont suscité beaucoup de tensions sur les marques nationales, et beaucoup d’interrogations sur qui fait quoi dans les enseignes » explique Rachel Blumel, directrice du département chaîne alimentaire durable de Coop de France. « Presque toutes les enseignes ont démarré avec des demandes de compensation de marges, poursuit-elle. Le contexte de la crise de l’élevage n’a en rien impacté l’attitude des enseignes ». « Nous avons à faire à des négociateurs, pas à des acheteurs, rapporte une entreprise citée par Coop de France Ils ne connaissent pas le produit. Seul le prix compte ». Pour les produits laitiers, la FNPL est d’accord avec Stéphane Le Foll. « La FNPL prend acte que les négociations commerciales annuelles entre les entreprises et les distributeurs se soient déroulées pour le secteur laitier sans trop de dégâts et de manière constructive. L’objectif d’un prix de lait payé au producteur qui stoppe sa spirale destructrice à la baisse est clairement affiché » écrit la fédération dans un communiqué. On peut le constater : il est bien difficile de se faire une opinion sur la réalité de ces négociations. C’est ce que pense la FNSEA qui demande « la vérité ». « Il est temps désormais de nous dire la vérité des chiffres. Tous les chiffres circulent, toutes les spéculations aussi. A la FNSEA, nous réclamons des chiffres et tendances clairs afin de pouvoir analyser l’impact pour les paysans » écrit la fédération des syndicats agricoles.

 

 

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