jeudi 19 juillet 2018

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TV AGRI
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Les départements en colère

A la veille de son congrès qui doit se tenir du 5 au 7 octobre à Poitiers, l’Assemblée des départements de France (ADF) a dénoncé la baisse des aides de l’Etat. Les présidents des Conseils départementaux sont aussi vent debout contre la loi NOTRe.

« Le Futuroscope de Poitiers (où doit se tenir le congrès) ne serait pas possible aujourd’hui avec la loi NOTRe » : d’emblée Dominique Bussereau, président de l’ADF résume la colère de ses collègues présidents des Conseils départementaux. « La Loi NOTRe nuit à la santé des territoires, elle paralyse les territoires. Elle doit être revue » ajoute Bruno Belin, président du Conseil départemental de la Vienne. « Dans mon département, ajoute-t-il, nous sommes soumis à une réalité agricole catastrophique. Nous sommes prêts à nous mobiliser pour aider les agriculteurs. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas le faire. Nous devons passer par la région. On perd du temps, or nous n’avons pas de temps à perdre ». La loi NOTRe a en effet retiré la compétence économique aux départements. Conséquence, dans la région Nouvelle Aquitaine, le total des aides économiques (région plus départements) aux entreprises a été divisé par deux explique Dominique Bussereau. Cette question sera évidemment au programme du congrès, comme celle du financement du RSA (il manque 1,5 milliard d’euros pour boucler l’année). L’ADF n’attend plus grand chose du gouvernement actuel. Le congrès planchera donc sur des propositions aux candidats à l’élection présidentielle, des propositions qui seront présentées le 2 février. Parmi elles, l’idée d’instaurer chaque année une loi de finances des collectivités territoriales fait son chemin. C’est le ministre de l’Aménagement du territoire qui viendra clôturer le congrès. « Nous avons invité le président de la République qui est intervenu au congrès des Maires, pas de réponse. Nous avons invité le Premier ministre qui va intervenir devant le congrès des Régions, pas de réponse » déplore Dominique Bussereau. « Nous accueilleront donc Jean-Michel Baylet avec la courtoisie républicaine, mais sans enthousiasme ! ». Comme on le comprend…