jeudi 20 septembre 2018

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Nouvelles fraîches

Pommes : Biocoop condamné

Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris a condamné, le 21 septembre, la société́ Biocoop pour dénigrement et appel au boycott des pommes non-bio. Interfel, l’ANPP (Association Nationale Pommes Poires) et la FNPF (Fédération Nationale des Producteurs de Fruits) avaient déposé́ un recours en justice suite à une campagne publicitaire menée par Biocoop en 2014. Selon les juges « il est établi que cette campagne publicitaire repose non pas sur la valorisation des pommes issues de l’agriculture biologique, mais au contraire sur le dénigrement de celles des autres filières, aux fins de dissuader les consommateurs d’acheter ces fruits » indique un communiqué commun des trois organisations professionnelles. « Le Tribunal estime que la diffusion de cette campagne, opposant les modes de culture entre eux, constitue une pratique anticoncurrentielle à l’égard des filières fruitières non biologiques et que ces dernières sont donc fondées à demander réparation de leur préjudice » poursuit le communiqué.

L’embargo russe au menu du CS de FranceAgriMer

Le conseil spécialisé fruits et légumes de FranceAgriMer qui s’est réuni le 20 septembre a fait le point sur les mesures de soutien mises en place par l’Union européenne en faveur des producteurs de fruits et légumes pénalisés par l’embargo russe. Depuis la mise en place du dispositif au début de l’embargo russe, l’aide à l’échelle européenne s’est élevée à 393,5 M€. Les principaux pays bénéficiaires sont la Pologne, l’Espagne, l’Italie, la Grèce et la Belgique. Au total, plus de 1,4 million de tonnes de fruits et légumes ont été retirés dans l’Union européenne, dont principalement des pommes, des pêches-nectarines, des carottes, des poires et des tomates. « La distribution gratuite représente le principal débouché de ces retraits » indique FranceAgriMer. Pour la période allant du 8 août 2015 au 30 juin 2016, un quota de 18 850 tonnes a été alloué à la France. 7 993 tonnes ont été utilisées, pour un montant global d’aide versée de plus de 2,5 millions d’euros. 63 % de ces volumes ont été destinés à la distribution gratuite. Le nouveau dispositif concernera les quantités suivantes allouées à la France : pommes et poires (3 600 tonnes), tomates, carottes, piments doux ou poivrons, concombres et cornichons (1 000 tonnes), pêches et nectarines (1 000 tonnes). En outre, un contingent supplémentaire de 3 000 tonnes a également été alloué, après consultation des professionnels, aux produits suivants : pommes et poires (400 tonnes), pêches et nectarines (500 tonnes), choux fleurs (2 100 tonnes).

Baisse des emplois dans les entreprises de travaux agricoles

En un an, le nombre de contrats permanents et occasionnels a reculé dans les entreprises de travaux agricoles. Il est passé de 95 186 en 2014 à 94 192 en 2015. « La loi de finances 2015 qui a acté la suppression de l’exonération des charges sociales sur les contrats TO-DE a eu un impact immédiat sur le nombre d’emplois dans nos entreprises », constate Gérard Napias, président de la Fédération Nationale Entrepreneurs Des Territoires (FNADT). Ainsi, pour la première fois en 10 ans, l’emploi salarié dans les entreprises de travaux agricoles en France a reculé. La suppression de l’exonération des charges patronales TO-DE entraine une augmentation du coût du travail de 2 € de l’heure précise la fédération.

La Berd soutient Maïsadour au Maroc

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) vient d’accorder un prêt prioritaire de 2,5 millions d’euros à Maïsadour Maroc et Maïsadour Agri Maroc, filiales du groupe coopératif Maïsadour. Le financement de la BERD aidera Maïsadour à développer sa production de fruits et de légumes (maïs doux, fruits rouges, salades) au Maroc, et particulièrement dans la région rurale de Souss-Massa dans le sud.

Pommes de terre : recul des exportations

En 2015-2016, les exportations françaises de pommes de terre de conservation sont en recul de 7% en volume. « En revanche, en valeur, les ventes progressent grâce à des prix soutenus qui ont permis d’atteindre un chiffre d’affaires de 435 millions d’euros à l’export (+67% par rapport à 2014-2015) » indique le CNIPT. Les exportations ont progressé en volume vers l’Espagne (+4%), premier client de la France et le Portugal (+25%). Elles ont, en revanche, été moins performantes vers d’autres destinations, comme l’Italie (-6%), l’Allemagne (-22%) ou encore le Royaume-Uni (-34%). Les ventes françaises, comme lors de la campagne 2014-2015, se sont contractées dans la majorité des pays de l’Europe de l’est (-30%). Le recul a été particulièrement significatif vers la Roumanie et la République Tchèque où la France a perdu plus de 40% de ses volumes. Le recul des ventes vers ces deux pays s’est fait au profit de l’Allemagne, qui a presque doublé ses exportations sur ces destinations. Les ventes françaises vers les pays tiers augmentent au global de +10% en volume, principalement grâce aux performances vers la Suisse (+ 32 000 tonnes) et Israël (+ 2 300 tonnes). Par contre, elles ont été décevantes vers le Moyen Orient (- 41 % vers l’Arabie Saoudite, – 48% vers les Emirats Arabes Unis, – 69 % vers Koweït) alors que celles-ci étaient prometteuses lors de la campagne précédente.

La Bosnie-Herzégovine candidate à l’UE

L’Union européenne a accepté le 20 septembre la demande d’adhésion de la Bosnie-Herzégovine. L‘UE reconnaît que la Bosnie, qui a présenté sa demande d’adhésion en février dernier, « a fait des progrès sur les réformes nécessaires à son entrée dans l’UE ». Le processus d’adhésion n’est pas limité dans le temps.

L’Autorité de la concurrence autorise la prise de contrôle d’Agri­Négoce par Axéréal

L’Autorité de la concurrence autorise la prise de contrôle d’Agri­Négoce, société spécialisé dans la collecte et la commercialisation de grains ainsi que dans le secteur de l’approvisionnement de produits d’agrofourniture dans les départements du Loir­et­Cher, de l’Indre­et­Loire et de la Sarthe (72), par Axéréal Participations, filiale de la coopérative agricole Axéréal. « Afin de remédier aux effets de l’opération, Axéréal Participations s’est engagée à céder six silos de collecte implantés dans cinq zones locales dans le département du Loir­et­Cher où les parts de marché de la nouvelle entité auraient été très importantes et dans lesquelles l’opération faisait disparaître son seul concurrent significatif » précise l’Autorité.