Salon : une visite pépère | Lundi 27 février 2017

Il est venu, il a vu, il a entendu, et puis rien de plus

La dernière visite de François Hollande, en tant que président de la République, du salon de la République s’est déroulée dans une indifférence polie. Tout a commencé un peu avant 7 heures par le dévoilement d’une plaque commémorative en souvenir de Xavier Beulin. Les visages étaient tristes, on voyait même des yeux brillants. Les représentants de la FNSEA étaient encore marqués par la cérémonie de la veille à Orléans. «Aujourd’hui s’ouvre un Salon qui n’est pas comme les autres, marqué par une profonde tristesse et par la gravité des crises que nous traversons » a déclaré le président en arrivant. Puis commence la longue visite (près de 8 heures semble t-il) avec ses arrêts aux différents stands, ses rencontres avec les professionnels, ses dialogues rapides dans les allées, quant un agriculteur parvenait à franchir l’impressionnant cordon de sécurité. « Personne ne parle d’agriculture » interpelle un éleveur en faisant allusion à la campagne électorale. « Moi je suis là » répond le président. « Mais vous c’est fini ! ». Le bon sens paysan peut-être rude. Sur le stand des produits laitiers, Thierry Roquefeuil président du Cniel a dit « merci pour la loi Sapin 2 » et a rappelé que l’éleveur était « le maillon essentiel de la filière » et qu’il « fallait construire le prix en partant de l’agriculteur ». François Hollande s’est ensuite longuement entretenu avec les promoteurs de la filière « éleveur engagé », puis passage à l’Inaporc, avant un petit déjeuner avec les syndicats agricoles sur le stand d’Interbev. Là, la Coordination rurale à réitéré sa demande d’intégrer le HCCA, le Haut conseil de la coopération agricole. Passage ensuite à un colloque sur l’enseignement agricole, puis au stand du ministère de l’Agriculture, avant la tournée classique des organisations professionnelles : JA, FNSEA, APCA, … Les JA ont rappelé leur souhait de voir mettre en place le registre de l’agriculture prévu par la loi d’avenir. Stéphane Le Foll a répondu à la presse que le décret était prêt, mais qu’il devait d’abord être validé par la Cnil (commission nationale informatique et liberté). Fin du parcours avec les filières végétales. Sur le stand Interfel/CNIPT François Hollande a été interpellé sur la fermeture de l’Algérie depuis plusieurs mois pour les exportations de pommes européennes. Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP, a pu ainsi lui dire que la solution de ce litige passera certainement par un dialogue de haut niveau, de chef d’Etat à chef d’Etat. Quant à Jacques Rouchaussé, il a pris sa casquette de président du CTIFL pour alerter le président sur la menace de baisse des fonds Casdar pour le secteur des fruits et légumes. Une baisse de 15 % est évoquée alors que la cotisation f&l a augmenté de 9,3 % en 2016. Les arbitrages devraient être rendus la semaine prochaine.

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