Nouvelles fraîches | Lundi 13 mars 2017

Bananes et Bio : pas d’accord au trilogue

Le trilogue (Conseil-Commission-Parlement) du 8 mars sur la réforme du règlement européen concernant l’agriculture biologique n’a abouti sur aucun accord. Une autre réunion serait programmée le mois prochain. Cette réforme du règlement bio pose de nombreuses questions, notamment celle de l’équivalence des productions des pays tiers avec la production bio européenne. Certaines filières, dont celle de la banane française (cf. nos Blog des 27 février et 6 mars), souhaitent à cette occasion défendre la notion de conformité. Dans un communiqué, Louis-Joseph Manscour, député européen (PSE) rappelle que les producteurs antillais de bananes “se sont lancés dans une communication offensive, pour dénoncer l’absurdité de la situation actuelle du marché européen de la banane bio. Importée des pays tiers, cette dernière est en effet produite grâce à l’action de plusieurs substances phytosanitaires, interdites en Europe pour l’agriculture conventionnelle”. “ Je souhaite qu’il soit mis fin à cette logique de marché, qui n’a d’intérêt que la satisfaction de la demande, au détriment de la qualité réelle des produits mis sur le marché” poursuit-il. Il dénonce l’attitude de “ la droite européenne au Parlement européen et (de) certains États membres comme l’Allemagne, (qui) ne souhaitent surtout pas toucher à ce marché juteux, et proposent que des dérogations au principe de conformité, puissent être désormais appliquées aux producteurs de banane dollar”. Selon nos informations, il y a effectivement des débats au sein du PPE sur ce sujet notamment entre les pays très ouverts au commerce comme l’Allemagne et les Pays­Bas et les pays producteurs de bananes comme la France, le Portugal et l’Espagne. Contactée par ce Blog, Angélique Delahaye, député européen (PPE) déclare qu’“ il faut les mêmes exigences de normes pour les produits agricoles européens et pour les produits importés. Cela concerne évidemment le bio. Il n’y a aucune raison d’importer des bananes sous label bio qui ne répondraient pas aux mêmes exigences que les bananes européennes”. “ L’UE a été en mesure d’imposer la réciprocité des normes sur les produits agricoles avec le Canada, il n’y a donc aucune raison de céder sur cet aspect” ajoute-t-elle.

Le cabinet de Le Foll continu de se vider

En août 2016, le cabinet de Stéphane le Foll était composé de 20 collaborateurs, 15 pour le ministère de l’Agriculture et 5 pour le porte-parolat (un chiffre tout à fait dans la norme édicté alors par le Premier ministre Manuel Valls, cf. notre Blog du 7 novembre). Au 6 mars, après le départ pour l’Inra de Claire Brennetot, conseillère chargée des relations avec le Parlement et les élus, il ne reste plus que 15 membres de cabinets (11 pour le ministère et 4 pour le porte-parolat). Notons par ailleurs que Claire Brennetot est le troisième membre du cabinet le Foll à rejoindre l’Inr , après Philippe Mauguin et Sandrine Seban. Claire Brennetot est nommée conseillère relations parlementaires et institutionnelles à la présidence de l’Inra.

Conforter les aides à l’électrification rurale

La commission des finances du Sénat vient de publier un rapport sur les aides à l’électrification rurale distribuées par le Fonds d’amortissement des charges d’électrification (Facé). Le Facé dispose de 377 millions d’euros par an. Il finance l’amélioration de la distribution d’électricité en zone rurale. “Les besoins de travaux d’électrification rurale, qu’il s’agisse du renforcement, de la sécurisation, de l’enfouissement ou de l’extension des lignes demeurent importants. Il faut donc maintenir un haut niveau d’investissement » explique l’auteur du rapport, Jacques Genest, sénateur LR de l’Ardèche. Le rapporteur juge nécessaire de moderniser le fonctionnement du Fonds « afin de mieux prendre en compte la réalité des besoins des territoires ruraux en matière d’électrification rurale en amont, de permettre une gestion plus souple et plus efficace des aides en cours d’année et de permettre une meilleure information des AODE (autorités organisatrices de la distribution publique d’électricité, ndlr) sur l’efficience de l’utilisation des aides en aval ».

Mercosur/UE : vers une relance des négociations sur l’accord commercial ?

A quelques jours de la venue des négociateurs européens en Argentine, les ministres des affaires étrangères du Mercosur (Argentine, Paraguay, Uruguay et Brésil) ont fait part de leur souhait d’entamer les négociations sur un accord commercial avec l’UE. Le ministre argentin, Susana Malcorra a estimé que cette négociation représentait “l’une de ces occasions en or que l’on ne peut pas laisser passer” rapporte le site Euractiv. Ces négociations sont ouvertes depuis 1999 mais buttent sur de nombreux points, et notamment sur la question agricole.

 

 

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