Nouvelles fraîches | Lundi 29 mai 2017

Les premiers rendez-vous de Jacques Mézard

Le nouveau ministre de l’Agriculture multiplie les rencontres avec les organisations agricoles. Après une première sortie aux Chambres d’Agriculture le lendemain de sa nomination (cf. notre Blog du 22 mai), il a reçu la semaine dernière la FNSEA, la CR, la CP et les JA. Cette semaine (le 30) il a rendez-vous avec Jean Mouzat, président du Modef. Le 29, il sera à Berlin pour une rencontre avec son homologue allemand, Christian Schimdt. Et le 1er juin, il se rendra à Bruxelles pour préparer le conseil agricole des 12 et 13 juin.

Les états généraux de l’alimentation seront bien « sous l’égide » du ministre de l’Agriculture

« Très rapidement, nous lancerons les états généraux de l’alimentation, en harmonie et sous l’égide du ministre de l’Agriculture » a déclaré Nicolas Hulot, ministre de l’Environnement au JDD (28 mai). Pour Hulot, il s’agit de « s’inspirer du Grenelle de l’environnement pour établir un dialogue de confiance ». Il précise qu’il souhaite associer les grandes entreprises de l’industrie et de la distribution, et fixe un objectif (non daté) de 50 % de bio dans la restauration collective.

Aides bio : les Régions estiment ne pas avoir failli

Jacques Mézard est en train d’apprendre le métier de ministre. Et de constater que chaque phrase, chaque mot, compte. Ainsi, pour le versement des aides PAC, dont la complexité du mécanisme occasionne de nombreux retards. Il a déclaré le 23 mai sur LCP qu’il y aurait « des paiements d’ici le 30 juin » et un traitement « relativement rapide » pour l’ICHN. Pour les aides bio, le ministre fait part de son intention de rencontrer les Régions de France « pour voir quelles sont les difficultés auxquelles les régions sont confrontées et comment on peut mieux coordonner nos réponses ». Mais l’assemblée des régions ne veut pas porter le chapeau .« Concernant les retards de paiement des aides à l’agriculture biologique, Régions de France tient à rappeler, en dépit des tentatives de faire porter cette responsabilité en partie aux Régions, que c’est bien l’ASP (l’opérateur de l’Etat qui leur a été imposé) qui en est totalement responsable. En effet, ces retards sont liés aux dysfonctionnements et aux défaillances des logiciels de l’ASP qui sont imposés aux Régions. Ces défaillances ont d’ailleurs été reconnues par le ministère de l’Agriculture publiquement et à plusieurs reprises ». « Pour faire face aux enjeux agricoles, sur le sujet de l’agriculture biologique comme sur l’ensemble des orientations des politiques agricoles et de développement rural, les Régions rappellent leur disponibilité et volonté réelle à avancer et à travailler avec l’Etat sur ces question, sans tabous (.) Régions de France se tient donc résolument prête à se mettre au travail avec le nouveau ministre de l’Agriculture »conclut le communiqué.

Hausse de la production de lait en Nouvelle-Zélande

La production laitière augmenterait en 2017 de 3 % à 21,9 millions de tonnes en Nouvelle Zélande, selon des estimations de l’USDA. Si ce chiffre devrait être atteins, la production dépasserait le record de 2014. Il y a encore 6 mois, les experts tablaient sur une baisse de 2 %. Les causes de ce retournement sont à chercher du côté du cheptel : le nombre de vaches laitières est plus élevé que prévu (avec Socopag).

 

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