Nouvelles fraîches | Lundi 19 juin 2017

Fruits d’été : la pression monte

« Un certain nombre d’opérateurs se laissent séduire par de la marchandise étrangère, souvent espagnole, circulant parfois sans prix, privilégiant la marge au détriment de la satisfaction des consommateurs et du « patriotisme agricole » » écrit la FNPFruits dans un communiqué. La fédération rappelle qu’elle a déjà alertée les metteurs en marché « de l’urgence à mettre en avant les fruits d’origine France et à les valoriser justement » (cf. notre Blog du 6 juin). « Chez les producteurs, l’exaspération grandit et pourrait bientôt se traduire en action si la situation était amenée à perdurer » conclut la FNPF.

Nicolas Hulot autorise l’abattage de deux loups supplémentaires

Nicolas Hulot apprend le dur métier de ministre de l’Environnement. Il a signé le 14 juin un arrêté permettant l’abattage de deux loups supplémentaires d’ici la fin juin (le quota de 36, puis de 38 loups ayant été atteints, cf. nos Blog précédents). L’arrêté, en préparation depuis plusieurs mois, et donc avant l’arrivée de Hulot au ministère, a été publié au JO du 16 juin. Le comité national loup doit se réunir ce jeudi 22 juin à Lyon. A cette occasion, la profession agricole devrait demander une augmentation du quota de ‘prélèvement’. « La profession réclame l’enlèvement d’au moins 50 loups sur cette période 2017-2018 » a déclaré Jean-Paul Comte, président de la FRSEA Paca à La Provence (14 juin). Le comité devra également aborder la question du futur plan national loup, l’actuel (2013-2017) arrivant prochainement à échéance.

Mauvaise récolte pour le cassis français

« La filière française de production et de transformation de cassis est confrontée à de très mauvaises prévisions de récolte pour 2017 » indique l’Afidem. Le déficit de production atteindrait les 50 %. « Cette situation fait peser de lourds risques de pénurie sur les approvisionnements des fabricants ainsi que sur leurs coûts de production » poursuit l’association. Conséquence, « les prix de revient pourrait augmenter de l’ordre de 30% ».

Baisse des exportations de pommes de terre

« Les exportations françaises de pommes de terre de conservation baissent à nouveau en avril 2017, de -4,6% en volume par rapport à la campagne précédente, pour atteindre 193 356 tonnes » indique le CNIPT. Si la France développe ses positions vers l’Espagne (+8%), son premier partenaire sur le marché du frais, et vers la Belgique (+25%), premier client sur le marché de la transformation, le commerce est en recul vers les pays de l’Europe de l’Est (-51%), la Grèce (-53%), les pays hors UE (-45%), et l’Italie (-18%). « En cumul depuis le début de la campagne 2016/2017, les ventes françaises atteignent 1,3 million de tonnes, soit un niveau quasi-stable (-0,3%) par rapport à la campagne dernière » conclut l’interprofession.

Russie : l’UE devrait prolonger les sanctions

Le Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne, qui se réunit ce lundi 19 juin, devrait se prononcer en faveur de la reconduction jusqu’au 23 juin 2018, des « mesures restrictives » contre la Russie adoptées en réponse à « l’annexion illégale » de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération. La réponse de la Russie devrait être le prolongement de l’embargo qui touche notamment des produits agricoles et agro-alimentaires.

Europe : le bisphénol A devient un produit « extrêmement préoccupant »

L’ECHA (European Chemicals Agency), l’agence des produits chimiques de l’Union européenne a décidé de placer le bisphénol A (BPA) dans sa liste des produits « extrêmement préoccupants », à cause de son caractère de perturbateur endocrinien. L’agence rejoint ainsi la position de la France qui a interdit le BPA dans les biberons depuis 2010, et dans les contenants alimentaires (les boîtes de conserve notamment) depuis 2012. Conséquence de cette décision : les fabricants devront prévenir l’ECHA et les consommateurs de la présence du BPA dans les produits commercialisés dans l’UE, qu’ils soient ou non fabriqués dans l’Union.

Le « droit à l’erreur » est en marche

C’est une des promesses phares du candidat Macron. Le droit à l’erreur vise à modifier les relations entre les citoyens, les entreprises et l’administration. Dans une interview aux Echos (16 juin), Gérald Darmanin, ministre de l’Action ( ! ) et des Comptes publics précise les contours de la future loi, qui a fait l’objet d’une discussion au Conseil des ministres du 14 juin. “Chacun peut se tromper : l’administration doit être là pour accompagner le citoyen et pas systématiquement le sanctionner. Nous disons à l’administration qu’elle a le pouvoir de sanction mais aussi le devoir de conseil !” déclare le ministre. “Vous êtes chef d’entreprise et vous avez besoin de savoir si vous êtes dans les règles, vous pourrez demander à l’administration de se pencher sur votre cas pour vous en assurer, sans risque de sanction”, précise-t-il. Cette loi est notamment attendue par le monde agricole qui dénonce depuis longtemps des contrôles abusifs et des interprétations souvent contradictoires des différents services. « C’est un chantier ambitieux et difficile et vous pouvez compter sur mon engagement et celui de mes services pour que vos entreprises puissent en bénéficier » a déclaré à ce propos Jacques Mézard, le 7 juin, au congrès des Jeunes agriculteurs.

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