vendredi 23 août 2019

Visiteurs : 359 569   

Nouvelles fraîches

Budget : l’Agriculture parmi les « dépenses urgentes »

Le ministère des Comptes publics a pris un décret fixant une liste de 8 « dépenses urgentes » insuffisamment budgétées dans le projet de loi de finances initial de 2017. Cela porte sur 2,8 milliards d’euros en autorisation d’engagement (AE) et 3,04 milliards d’euros en crédits de paiement (CP). On y trouve notamment la recapitalisation d’Areva (d’Areva (1,5 milliard d’euros en AE et 1,48 milliard en CP), le plan d’urgence pour l’emploi (259 millions d’euros en CP),… Sont également concernées certaines dépenses du ministère de l’agriculture et de l’alimentation liées à des crises sanitaires (98,9 millions d’euros en AE et 101,4 millions en CP). D’autres ministères seront, en contre partie, mis à contribution pour faire face à ces dépenses dont le ministère de la Transition écologique et solidaire : 194,7 millions d’euros en CP. Pour une fois que ce n’est pas l’Agriculture qui trinque !

La Commission européenne étudie un co-financement national de la Pac

La Commission européenne a publié le 17 juillet un document de travail (reflexion paper) sur le budget européen après le Brexit. La sortie du Royaume-Uni ferait perdre environ 10 milliards d’euros sur un budget total de 150 milliards. Dans un contexte ou les besoins augmentent (notamment pour la défense et la sécurité) et alors que les Etats membres ne sont pas disposés à augmenter leur contribution, la Commission propose donc de tailler dans les dépenses. Et, bien évidemment, dans le budget de la Pac, premier budget européen (60 milliards). Le document propose ainsi aux Etats membres de co-financer la Pac, ce qui reviendrait à une renationalisation partielle. ‘Détail’ important : le document n’émane pas de la DG Agri, mais de la DG Budget…

40 loups pourront être abattus en 2017-2018

Co-signé par les ministres de la Transition écologique, et de l’Agriculture, l’arrêté « fixant le nombre maximal de loups dont le prélèvement pourra être autorisé pour la période 2017-2018 » a été publié le 20 juillet, soit le jour même des Etats généraux de l’alimentation. On imagine que le texte a été l’objet d’intenses tractations entre les deux ministères. L’arrêté fixe à 40 le nombre de loups pouvant être prélevés, soit le même nombre que pour la campagne 2016-2017. Sauf que pour cette dernière campagne, le seuil, initialement fixé à 36 loups, avait été relevé deux fois, passant à 38, puis à 40. Pour la campagne à venir, au-delà d’un seul intermédiaire de 32, seuls les tirs de défense seront autorisés. Les deux ministres annoncent par ailleurs un nouveau dispositif de gestion du loup qui sera mis en place à partir du 1er janvier 2018. Dans un communiqué commun, la FNSEA, JA et la FNO « regrettent que le plafond de 40 loups fixé pour cette campagne n’ait pas pris en compte l’évolution exponentielle de la population de loup (360 loups, soit + 22% en un an) ainsi que l’explosion des attaques (plus de 10 000 bêtes tuées en 2016) ». Les trois syndicats dénoncent « également la suppression du recours aux tirs de prélèvement au-delà̀ d’un seuil de 32 individus ». Notons par ailleurs que l’abattage d’une louve en décembre 2015 à Lus-la-Croix-Haute, dans la Drôme, a été jugé illégal par le tribunal administratif de Grenoble. Et pendant de temps, la facture du « coût » du loup (mesures de protections et indemnisations des éleveurs) continue de grimper. Elle est passée de 10 à 22 millions d’euros entre 2012 et 2016 (selon Challenges, 20 juillet).

Afrique : création d’Afrubana

Le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Ghana viennent de créer ‘association Afruibana, qui regroupe des représentants de producteurs et d’exportateurs de fruits de ces trois pays. L’objet de l’association est de «rassembler les intérêts de la filière fruiticole en Afrique». Elle devra se mobiliser notamment sur la négociation sur les tarifs douaniers (la banane par exemple). Afrubana va disposer d’une représentation permanente à Bruxelles. «L’Union européenne représente le principal débouché de la banane africaine, pour des raisons avant tout de proximité géographique et historique (…) Afruibana a un rôle essentiel pour renforcer nos liens avec les instances européennes, favoriser le commerce entre l’Afrique et l’Europe, promouvoir le développement socio-économique et ainsi contribuer à lutter contre les mouvements  migratoires », explique Joseph Owona Kono, président de l’association, cité par Jeune Afrique (19 juillet).