Nouvelles fraîches | Lundi 3 juillet 2017

Agriculture : un cabinet politique succède à un cabinet technique

Le nouveau ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, a décidé de remplacer en grande partie les membres du cabinet nommé, depuis peu, par Jacques Mézard. A un cabinet très technique (beaucoup venait du ministère de l’Agriculture) succède un cabinet très politique. Ainsi, selon la presse (notamment Acteurs public du 30 juin) Sophie Delaporte deviendrait directrice de cabinet. Enarque, diplômée de Sciences Po Paris et de l’Ecole nationale supérieure des télécommunications, elle est Inspecteur général de l’administration. Elle était directrice de cabinet de Clothilde Valter, secrétaire d’Etat chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage sous le quinquennat précédent (février 2016-mai 2017). Elle était parallèlement directrice adjointe chargée de la formation professionnelle et de l’apprentissage au cabinet du ministre du Travail, Myriam El Khomri. Sophie Delaporte succède donc à Catherine Geslain-Lanéelle. Cette dernière va-t-elle reprendre son poste précédent de directrice de la DGPE ?

Ilham Montacer est nommée chef de cabinet, conseiller auprès du ministre. Sous-préfet, elle était directrice de projet au SGMAP, secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, services du Premier ministre (septembre 2013-juin 2017).

Bruno Godet, qui était attaché parlementaire de Stéphane Travert, est nommé conseiller affaires réservées. 


Amélie Le Floch, également assistante parlementaire de Stéphane Travert, est nommée chef de cabinet adjoint, conseiller parlementaire.

Patricia Blanchard-Bouvelot est nommée conseillère communication et presse. Elle était directrice des affaires publiques de la Fédération nationale de la mutualité française (janvier à mai 2017). Ancienne journaliste à l’Expansion (1995-2002), elle a été par ailleurs directrice de l’information, de la communication politique, chef du service de presse au Conseil régional d’Ile de France, avant de rejoindre le cabinet Vae Solis comme directrice conseil sénior (2013-2016).

Europe : prorogation des aides exceptionnelles aux producteurs de fruits et légumes

Introduites par la Commission à la suite de l’embargo russe en 2014, les aides exceptionnelles aux producteurs européens de fruits et légumes sont prorogées d’un an (1er juillet 2017 – 30 juin 2018). Ces aides doivent offrir « une compensation aux producteurs de fruits européens qui décideront de distribuer leurs produits excédentaires à des organisations (par exemple, des organisations caritatives et des écoles) ou de les utiliser à d’autres fins (par exemple, aliments pour animaux, compostage et transformation) ». Le régime d’aide porte sur une quantité maximale de 165 835 tonnes de fruits : pommes et poires ; prunes ; agrumes ; pêches, brugnons et nectarines. Elles sont réservées à 12 Etats membres, dont la France concernée pour un volume de 3060 tonnes de pommes et poires. La France est, en volume, le 7ème pays bénéficiaire derrière la Pologne (76 000 tonnes en tout, soit près de la moitié de l’aide), l’Espagne (27 115 tonnes), la Belgique (21 845 tonnes), la Grèce (12 240 tonnes), l’Italie (11 645 tonnes en tout) et les Pays-Bas (5 865 tonnes).

L’Ademe relativise l’intérêt environnemental des circuits courts

Les circuits courts peuvent être « un levier pour encourager l’évolution globale du système alimentaire (transport, saisonnalité, équilibre alimentaire, répartition de la valeur économique etc.) » indique l’Ademe. Pourtant « en termes d’impact sur l’environnement, la diversité́ de ces circuits ne permet pas d’affirmer qu’ils présentent systématiquement un meilleur bilan environnemental que les circuits longs, notamment en matière de consommation d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre »poursuit l’agence. En effet, « les modes et pratiques de production sont beaucoup plus déterminants en matière de bilan environnemental que le mode de distribution, notamment pour les fruits et légumes ». Par ailleurs, « plus de proximité ne signifie pas nécessairement moins d’émissions de gaz а effet de serre si les moyens de transports utilisés sont inadaptés, si la logistique est insuffisamment optimisée ou si le comportement du consommateur est inadéquat ». Cependant, « dès lors qu’ils sont optimisés et sous certaines conditions, les circuits courts de proximité présentent un potentiel intéressant en terme de réduction des émissions de gaz à de serre ».

Loup : lettre ouverte des syndicats agricoles

La FNSEA, les JA, la FNO et l’APCA ont écrit aux ministres de la Transition écologique Nicolas Hulot, et de l’Agriculture, Stéphane Travert, au sujet du loup. Les syndicats « tiennent à exprimer leur profond désaccord avec la politique de gestion du loup envisagée par les deux ministères ». « La priorisation des tirs de prélèvement telle qu’envisagée par le gouvernement aboutit à une iniquité de traitement entre les territoires et les éleveurs ; ce que nous avons toujours réprouvé ! » poursuivent-ils. Les organisations agricoles demandent de porter à 49 le plafond de loups à abattre sur une année (contre 40 en 2016-107). « Ce chiffre, loin d’être une finalité pour la profession, serait un signal fort pour enclencher une baisse de la prédation et apporter un moment de répit aux éleveurs déjà à bout » concluent les signataires.

Augmentation des obstacles au commerce pour les pays de l’UE

L’Union européenne a recensé une augmentation (+10 %) des obstacles au commerce dans 50 pays tiers en 2016 par rapport à 2015 : 372 obstacles soit + 10 %. Ces nouveaux obstacles concernent en premier lieu les vins et spiritueux (+ 7) et ensuite l’agriculture et la pêche (+ 6). Ces deux secteurs arrivent également en tête pour les obstacles supprimés : 8 pour l’agriculture et la pêche, 3 pour les vins et spiritueux. C’est la Russie qui, tous secteurs confondus, a ajouté le plus d’obstacles (6), devant l’Inde (5), et la Suisse (3).

Allemagne : non respect du salaire minimum chez des producteurs de légumes

Une émission de la première chaine de télévision allemande ARD, dénonce le non respect du salaire minimum par de grands producteurs de légumes livrant le discounter Lidl. Ces exploitations ne paient pas le salaire minimum, les saisonniers touchent 2 € par caisse fournie, et arrivent ainsi entre 3 et 6 € de l’heure. L’émission indique que le parquet de Kaiserslautern enquête à ce sujet (avec Socopag).

 

 

 

 

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