vendredi 23 août 2019

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Nouvelles fraîches   

EGA : le secteur bio voudrait déposer un plan de filière

Un « plan de filière bio » serait en préparation par les principaux acteurs de l’agriculture biologique. La semaine dernière, de nombreuses interprofessions (en théorie, chefs de file de ces plans pour chacune des filières agricoles), ont reçu un document en ce sens. Ce qui en a énervé plus d’une. Car chaque interpro a fait contribuer sa commission bio a son plan de filière. Et puis, lors du lancement de ces plans, Stéphane Travert, interrogé sur ce sujet aurait été très clair. « Le bio, ce n’est pas une filière » aurait-il déclaré ce jour là, selon un participant. Certains se rappellent que, déjà au début des années 2000, la filière bio avait exprimé le souhait de devenir une interprofession. Reviendrait-elle à la charge ?

Charte d’engagement : tous signataires, ou presque

La signature de la « Charte d’engagement pour une relance de la création de valeur et pour son équitable répartition au sein des filières agroalimentaires françaises » (ouf !) le 14 novembre a réuni la production (FNSEA, CR, CP, Modef), l’agroalimentaire (Coop de France, Ania, Feef), et la distribution (FCD, des enseignes adhérentes, ainsi que Leclerc et Intermarché). Un moment « historique » donc, comme cela a été répété à l’envie pendant la cérémonie. Historique puisque tout le monde était là. Ou presque. Il manquait juste le commerce de gros et le commerce de détail alimentaire. Interrogé par nos soins après la signature, Stéphane Travert a tenté de nous expliquer que ces filières étaient représentées par la FCD ! En réalité, la CGAD (commerce alimentaire de détail) n’a pas participé à l’élaboration de la charte et n’a été conviée à la cérémonie de signature que le matin du 14 novembre. Quant au commerce de gros alimentaire, la CGI n’a tout simplement pas été conviée. « Nous n’étions pas au courant. Ce qui trahit bien un sacré dysfonctionnement ou un parti pris de ces EGA » résume un des responsables.

UE : 179 millions d’euros pour la promotion des produits agricoles en 2018

La Commission européenne a décidé, le 15 novembre, d’octroyer un budget total de 179 millions d’euros pour la promotion des produits agricoles en 2018 (142 ME en 2017). Ce budget co­financera des campagnes de promotion ciblant principalement des pays tiers à fort potentiel de croissance, comme la Chine, le Japon, l’Asie du sud­est, le Mexique, la Colombie, le Canada. Au sein de l’Union européenne, la Commission a décidé de cibler les budgets vers la promotion des signes de qualité : IGP, AOP, bio, etc. Certains secteurs agricoles, comme celui de la production ovine et caprine durable, seront prioritairement ciblés. Les campagnes visant à promouvoir une alimentation saine et à accroître la consommation de fruits et légumes au sein de l’UE seront également soutenues. Il s’agit d’une « réponse directe aux difficultés rencontrées par le secteur des fruits et légumes notamment à cause de l’embargo russe » explique-t-on du coté de la Commission.

Les 10 ans du GisPicLég

Le Groupement d’Intérêt Scientifique « Production Intégrée en Cultures Légumières » (GisPicLég) a fêté ses 10 ans à l’occasion du Congrès de Légumes de France qui s’est tenu les 16 et 17 novembre à Marseille (lire par ailleurs). Pendant ces 10 années, 25 projets, impliquant 68 partenaires et mobilisant 20 millions d’euros, ont été labellisés. Fondé en 2007 par l’Inra, Légumes de France, et le CTIFL, le Gis a été rejoint par d’autres organisations au fil des ans. Une convention reconduisant le Groupement pour 10 ans (2017-2027) a été signée le 17 novembre à Marseille et de nouvelles structures ont été accueillies. Le GisPicLég rassemble désormais 18 organisations et élargi son action aux Départements d’Outre-mer.

Augmentation du contingent fiscal des rhums traditionnels

Le Conseil de l’Union européenne a adopté, le 15 novembre, à l’unanimité l’augmentation du contingent fiscal dont bénéficient les rhums traditionnels de Guadeloupe, de Martinique, de la Guyane et de La Réunion. Le contingent va ainsi passer de 120 000 hectolitres d’alcool pur à 144 000 hectolitres d’alcool pur. « Cette décision va permettre aux rhums traditionnels ultramarins de maintenir leurs positions sur le marché de la France hexagonale face à la concurrence des rhums issus d’autres pays » déclare Annick Girardin, ministre des Outre-Mer. Il reste désormais à répartir cette hausse du contingent entre les quatre départements.

La Suisse refuse d’interdire le glyphosate

Le Conseil fédéral de la Confédération helvétique a rejeté le 16 novembre une motion des Verts demandant l’interdiction du glyphosate. Le Conseil estime qu’une interdiction serait trop radicale par rapport au risque, jugé très faible. En revanche, le Conseil fédéral constate que ce produit est indispensable en agriculture, et pour d’autres activités, le glyphosate étant la seule alternative au désherbage manuel. Visiblement, en Suisse, on sait faire la balance entre le bénéfice et le risque. Vérité au-delà des Alpes, erreur en deça…