mercredi 21 février 2018

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TV AGRI
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Nouvelles fraîches

Loi post EGA : la filière fruits et légumes veut être entendue

Bruno Dupont, président d’Interfel et Jacques Rouchaussé, président du CTIFL présentaient leurs vœux à la presse le 12 janvier. Ils ont rappelé que, comme pour l’ensemble des filières, la fin de l’année 2017 a été marquée par les Etats généraux de l’alimentation et la rédaction du plan de filière pour le secteur des fruits et légumes. Un des points principaux qui ressort de ce plan, est que la plupart du temps, les grandes lois (LMA, Sapin 2,…) prennent des dispositions qui ne sont pas adaptées à la filière fruits et légumes. Les 14 familles professionnelles membres d’Interfel (l’interprofession la plus longue à ce jour) se sont entendues pour demander au gouvernement de mettre un terme à cette situation. Elles souhaitent que les textes actuels sur la contractualisation soient abolis (au moins en ce qui concerne les f&l), et que la future loi prenne en compte les spécificités du secteur. Les familles ont adopté un guide des bonnes pratiques de la contractualisation (en cours d’analyse par l’administration), guide qui devrait permettre d’atteindre 30 % de contractualisation dans la filière. « Nous avons clairement alerté les pouvoirs publics sur le fait que les critères économiques des fruits et légumes n’ont rien à voir avec ceux de l’agro-industrie » insiste Bruno Dupont. Interfel demande également une clarification du droit de la concurrence. Pour la partie R&D, le CTIFL va travailler sur la baisse du recours aux pesticides chimiques, et sur la recherche d’alternatives. L’ensemble des stations du CTIFL et des stations régionales vont travailler en réseau pour avancer dans ce sens. Le CTIFL va par ailleurs se doter d’un magasin test pour expérimenter les techniques de conservation et de commercialisation afin d’obtenir une qualité optimale pour les fruits et légumes. Interfel, le CTIFL et Aprifel ont par ailleurs annoncé leurs prochains déménagements pour se retrouver au sein d’une « Maison des fruits et légumes ». Selon nos informations, les négociations porteraient sur l’achat d’un immeuble du coté du métro Pereire, dans le 17ème arrondissement de Paris.

 

Loups : l’inutile provocation de Nicolas Hulot

Le plan loup 2018-2023 a été mis en consultation publique le 8 janvier dernier. Pour lancer cette consultation, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, a posté une vidéo sur le site de son ministère. L’objectif de ce plan loup est « d’assurer la viabilité, qui est pour l’instant incertaine, de l’espèce sur notre territoire » a-t-il déclaré. « C’est un objectif qui est non négociable » ajoute-t-il, fixant ainsi une première limite à cette ‘consultation publique’. « Le nombre actuel des 360 loups, bientôt sans doute 400 d’après les dernières données, est encore insuffisant, précise le ministre. Et nous visons au moins 500 loups avant la fin du quinquennat conformément à nos engagements pour la biodiversité et à ce que préconisent les scientifiques ». De quels engagements parle-t-il ? A quel moment, pendant la campagne électorale, cet objectif de 500 loups a été annoncé ? Quels sont les scientifiques qui le préconisent ? Pourquoi 500 loups, et non pas 450 ou 600, ou 700 ? Aucune précision. Cette déclaration a provoqué la colère des syndicats agricoles au moment où ils acceptaient de revenir à la table des discussions. Une chose est sure, cet engagement ne sera pas difficile à tenir (plus facile que la baisse du chômage, des déficits, …). On arrivera aux 500 loups bien avant la fin du quinquennat (on y est peut-être déjà !), le nombre de loups est passé de 156 en 2013 à 360 en 2017.