samedi 20 octobre 2018

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To Brex or not to Brex ?

Une frontière, ça coûte

Les Britanniques sont en train de découvrir, peu à peu, que le Brexit aura un coût important. Et pas seulement à cause du règlement de la ‘facture’ (cf. nos Blogs précédents). Le rétablissement des frontières va se traduire par une augmentation des dépenses. Il faudra imprimer en quelques mois les nouveaux passeports. Certes, les pro-Brexit se félicitent du retour au passeport bleu. Mais ce changement rapide aura un coût conséquent. Une facture qui sera d’autant plus amère à digérer si c’est une entreprise européenne qui remporte l’appel d’offres qui va être déposé prochainement ! Le retour aux frontières implique le retour des contrôles douaniers. Pour les citoyens d’abord. Pour les marchandises ensuite. Le HM Revenue & Customs (HMRC, les douanes britanniques) va devoir recruter au moins 5000 agents. Les transitaires en douane vont également devoir renforcer leurs équipes. Enfin, les temps d’attentes vont s’allonger. Le port de Douvres voit passer 10 000 poids lourds par jour, soit une file potentielle de 180 km. Pour faire face, il est en train de construire un parking pouvant accueillir 5000 poids lourds. Les joies du Brexit ne font que commencer (sources : presse britannique et Telos).

Parlement britannique : une loi pour l’après Brexit

Les députés britanniques ont adopté le 17 janvier le projet de loi sur le retrait de l’Union européenne. Ce texte, crucial, doit permettre au Royaume-Uni de fonctionner « normalement » dès le 1er jour de la sortie de l’UE en mettant fin à la suprématie du droit européen sur le droit national britannique et en intégrant dans le droit britannique certaines lois communautaires. Cette loi « garantit qu’au premier jour, nous aurons une législation qui fonctionne, permettant le retrait en douceur et ordonné voulu par le peuple et les entreprises » a déclaré David Davis, ministre chargé du Brexit. Le texte doit désormais passer devant la Chambre des Lords, plus europhile.