vendredi 17 août 2018

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TV AGRI
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Nouvelles fraîches

Travert reporte son déplacement dans les Deux-Sèvres

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert était annoncé dans les Deux-Sèvres ce lundi 11 juin. Il devait notamment rencontrer les responsables professionnels agricoles de ce département pour évoquer la réforme de la carte des zones défavorisées simples (ZDS). Seulement 16 communes ont été maintenues en ZDS contre 187 avant la réforme : 1060 exploitations seront concernées par la fin des soutiens en 2020. Selon La Nouvelle République (9 juin), c’est « un empêchement de dernière minute » qui a obligé Stéphane Travert à reporter son déplacement. Pourtant, aucun rendez-vous ne figure à son agenda officiel pour la journée du 11 juin. Le quotidien annonce que le ministre devrait venir dans les Deux-Sèvres avant la fin du mois de juin. Ajoutons que Stéphane Travert est attendu vendredi 15 juin dans l’Aude où il pourrait rencontrer les élus de La Piège, petite région de ce département fortement touchée elle aussi, par cette réforme des ZDS.

Loup : légère baise du nombre des victimes au début de l’année

Selon la Dreal Auvergne-Rhône-Alpes, en charge du plan loup, le nombre de victimes du prédateur serait en légère baisse sur les quatre premiers mois de l’année. Les chiffres provisoires annoncent 1611 victimes, contre près de 2000 sur la même période en 2017. Il est toutefois trop tôt pour parler d’amélioration. Ce chiffre est provisoire, et il reste au-dessus de ceux de 2015 et de 2016. Enfin, le début de l’année ne concentre pas le plus grand nombre d’attaques, le bétail étant dans les étables ou les bergeries. La Dreal confirme par ailleurs la présence du loup dans un nouveau département, l’Yonne, où 5 attaques ont été recensées. 6 loups ont été abattus sur les quatre premiers mois de l’année, un nombre à décompter du plafond de 40 ‘prélèvements’ fixés pour l’année 2018. Enfin, 8 loups sont morts par ‘accidents’.

FNSEA : réflexions autour d’un blocus

Depuis dimanche soir, les agriculteurs, répondant à l’appel de la FNSEA et des JA, bloquent une dizaine de raffineries en métropoles (14 sites bloqués lundi matin). Le but des deux syndicats agricoles est de dénoncer les « contradictions du Gouvernement ». Déception après le vote du projet de loi Egalim à l’Assemblée nationale, distorsions de concurrence, traités commerciaux internationaux (CETA, etc…), budget de la Pac annoncé en baisse, les sujets de mécontentement ne manquent pas. Les sujets ne manquent pas. Mais c’est bien l’autorisation donnée par le Gouvernement à Total d’importer de l’huile de palme pour faire tourner la bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) qui a déclenché le mouvement. Et a fait choisir la cible. Si bien que le message général a du mal à s’imposer. Par ailleurs, en pleine grèves perlées à la SNCF et à Air France, faire pression sur l’approvisionnement en carburants n’est peut-être pas la meilleure façon de mettre les Français de son côté. Ce point pose la question des buts de l’opération. Elle est censée durer trois jours, ce qui ne perturbera en rien l’approvisionnement en essence (les réserves nationales sont de trois mois). Lundi matin, Stéphane Travert a clairement indiqué sur RTL que le Gouvernement ne reviendra pas sur l’autorisation donnée à Total. Il recevra la FNSEA et les JA ce mardi. A suivre donc !

Projet de loi Egalim : le calendrier

Le texte du projet de loi Agriculture et alimentation, adopté par l’Assemblée nationale, est en train de passer entre les différentes commissions du Sénat (cf. Agenda ci-dessous). Le texte doit ensuite être discuté en séance plénière par la Haute Assemblée à partir du 26 juin. Après son vote par le Sénat, il devra passer, courant juillet certainement, en commission mixte paritaire (CMP). A partir de là, deux hypothèses. Comme c’est la procédure accélérée qui a été retenue, s’il y a accord en commission mixte, le texte sera définitivement adopté. S’il y a désaccord, seuls les points divergents entre le Sénat et l’Assemblée nationale seront discutés en deuxième et dernière lecture par l’Assemblée qui aura le dernier mot. « Nous allons tout faire pour obtenir un accord en CMP » nous a assuré Jean-Baptiste Moreau, député (LREM, Creuse) et rapporteur du texte. Car un retour en plénière retarderait l’adoption définitive du projet de loi, sa promulgation et la rédaction et la publication des décrets et ordonnances. Ces dernières sont attendues avant l’ouverture des négociations commerciales en novembre prochain. Le temps presse !

Rachat de Monsanto : Bayer communique

Bayer France a décidé de s’adresser directement aux Français pour expliquer les raisons du rachat de Monsanto. Le groupe s’est offert des pages dans la presse quotidienne (Le Parisien, le JDD, …). Le communiqué est signé Franck Garnier, président de Bayer France. « Nous cherchons à développer des activités dans la santé et l’alimentation qui répondent aux défis d’aujourd’hui et de demain » écrit-il pour expliquer la prise de contrôle de Monsanto ; « Avec Monsanto, poursuit-il, nous renforçons (.) l’agriculture pour accroître nos capacités d’innovation et mieux répondre à l’attente des Français concernant une alimentation toujours plus saine et variée, dans le respect de l’environnement ».

Lancement de la mission de préfiguration d’une interprofession fluviale

Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, annonce le lancement d’une mission de préfiguration d’une interprofession fluviale. Cette mission est confiée au préfet François Philizot, délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine. L’annonce a été faite devant des professionnels de la filière fluviale : transporteurs fluviaux, représentants des filières de la construction, de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de la chimie, commissionnaires de transport et logisticiens, gestionnaires de ports et d’infrastructures, organismes techniques, acteurs de la formation, représentants du secteur bancaire et des assurances, etc. « Le secteur fluvial français doit se rassembler pour porter les actions collectives indispensables à son développement, en impliquant les différents intervenants de la chaîne de transport, et en particulier les chargeurs et les logisticiens » indique le communiqué du ministère. L’objectif de la mission est d’aboutir à la constitution d’une interprofession fluviale au premier semestre 2019.

La CPME condamne des attaques véganes contre des commerces de bouche

Des commerçants bouchers, poissonniers ont été récemment l’objet d’attaques de la part « d’extrémistes « véganes » » constate la CPME. « Rien n’excuse ni ne justifie ces actes de vandalisme », ajoute la confédération des PME. « Les commerçants n’ont pas vocation à servir de victimes expiatoires à quelques excités » poursuit-elle. Dans la deuxième quinzaine de mai, au moins trois commerces de bouche de la région lilloise (une boucherie, une poissonnerie et un restaurant) ont été victimes de telles attaques.