jeudi 20 septembre 2018

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Nouvelles fraîches 

Dernière minute : endive, décision le 12 septembre

Selon nos informations, la Cour de Cassation a examiné le dossier endive le 26 juin. Elle devrait rendre son arrêt le 12 septembre.

EGA : le Sénat fait des heures sup’

Le Sénat n’a toujours pas fini l’examen en séance du projet de loi sur les EGA. Le président de la République a donc dû modifier le calendrier de la session extraordinaire du Parlement. Initialement convoquée à partir du 3 juillet, elle a été avancée au 2 juillet. Les sénateurs ont donc toute l’après-midi, et certainement une partie de la soirée et de la nuit de ce lundi 2 juillet pour terminer la lecture du texte et l’adopter. Notons que la version en cours d’adoption par le Sénat s’éloigne chaque jour davantage de celle votée par les députés. Un accord en Commission mixte paritaire semble de plus en plus impossible. Il faudra donc un nouveau passage en séance à l’Assemblée nationale. Il devient de plus en plus déraisonnable de penser que la loi, et notamment le titre 1 sur la formation des prix, puisse être d’application pour l’ouverture des négociations commerciales en novembre prochain !

Poséi : mobilisation réussie des agriculteurs ultramarins

C’est une délégation de plus de 180 représentants des agricultures ultra-marines de toute l’Europe qui s’est rendue à Bruxelles le 26 juin. L’enjeu : le maintien de l’enveloppe du Programme d’option spécifique à l’éloignement et à  l’insularité (Posei) menacée par les projets de la Commission. La délégation a tour à tour rencontré les députés européens des 9 régions ultra périphériques (RUP) qui lui ont apporté leur total soutien. Elle s’est ensuite entretenue tour à tour avec les commissaires à l’Agriculture, Phil Hogan, à la Politique régionale, Corina Cretu, et aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. Les membres de la délégation ont obtenu l’engagement net et précis de Phil Hogan de ne pas toucher au budget du Poséi si les régions ultra-marines ont le soutien du Parlement et des trois pays concernés (La France, l’Espagne et le Portugal).

Hausse de la présence du loup en France

L’effectif estimé du nombre de loup en France est de 430 individus ( ‘l‘intervalle de prédiction’ est de 387-477) à la sortie de l’hiver indique l’Office national de la chasse et la faune sauvage (ONCFS). Ce qui représente une hausse de 20 % par rapport à la fin de l’hiver 2017. Le nombre de zones de présence permanente (ZPP) augmente aussi nettement, passant de 57 ZPP en sortie d’hiver 2016-2017 à 74 en 2017-2018, soit + 30%. Le nombre de meutes augmente également : 57 contre 42 (+ 35 %). Rappelons que pour 2018, le plafond d’abattage a été fixé à 40 loups, un nombre qui devrait être actualisé après la publication de ces chiffres. Le plan loup 2018-2023 vise à augmenter la population de loups à 500 individus d’ici 2023. Un objectif, nous l’avons déjà écrit, qui sera aisément atteint, certainement bien avant 2023, et peut-être même dès l’année prochaine) !

Découverte d’un loup de lignée balte en Lozère

Alors que le nombre de loups augmente fortement en France (lire ci-dessus), l’ONCFS annonce la découverte de traces d’un loup de lignée balte en Lozère, sur le plateau de la Margeride. Rappelons que la quasi-totalité des loups présents sur le territoire sont de lignée italo-alpine. L’ONCFS estime que la probabilité de l’arrivée « naturelle » de ce loup en Lozère est « faible ». Des recherches sont en cours pour en identifier la provenance. L’Office envisage également « le retrait du milieu naturel » de cet animal.

Interfel/ministère : reprise du dialogue

Interrompu le 19 juin au soir (cf. notre Blog du 25 juin), le dialogue entre Interfel et le ministère de l’Agriculture a repris le 25 juin à 9h. Ce qui en fait une des bouderies les plus courtes de l’histoire agricole ! Bruno Dupont, président d’Interfel et Jacques Rouchaussé, président du CTIFL ont été reçus le 25 juin par Stéphane Travert. A cette occasion, Bruno Dupont a « une nouvelle fois regretté le manque de prise en compte dans les débats des propositions pourtant étayées et chiffrées des fruits et légumes frais » indique le communiqué d’Interfel. Avec Jacques Rouchaussé, ils ont « rappelé́ une nouvelle fois l’importance d’un accompagnement financier de l’Etat, en plus des nombreux investissements déjà engagés par la filière. Diminuer le recours aux pesticides en développant des solutions alternatives, oui ! Mais avec des solutions crédibles : stop à la communication, place à l’action ! ». Toujours selon le communiqué d’Interfel, le ministre de l’Agriculture s’est engagé à « prendre en compte la réalité des spécificités de la filière des fruits et légumes frais ». Il a « demandé à ses services que l’ensemble des mesures qui sont actuellement à l’étude fasse l’objet d’échanges réguliers avec ses représentants » (ce qui est la moindre des choses !). Sur le dossier de l’interdiction des actions d’Interfel dans les écoles, le ministre a « affirmé vouloir trouver une solution avec son homologue de l’Education nationale ». Bref : peu de concret, mais beaucoup de paroles. Normal pour une reprise de dialogue !