vendredi 26 avril 2019

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Nouvelles fraiches

Des représentants de l’agri-bashing nommés au CNA

« Je veux être le bouclier face à l’agri-bashing » déclare régulièrement Didier Guillaume depuis sa prise de fonction au ministère de l’Agriculture en octobre dernier. On ne peut que s’en féliciter. Sauf que, dès lors, on ne comprend pas très bien les nominations qui viennent d’être faites au Conseil national de l’alimentation (CNA). Quatre personnalités sont nommées dans le collège des « représentants d’associations ». Parmi elles, trois représentent des organisations connues pour des positions que l’on peut classer dans ce que l’on appelle l’agri-bashing. Il s’agit de Caroline Faraldo, responsable agriculture et alimentation à la Fondation pour la Nature et l’homme (la fondation de Nicolas Hulot) ; de Louis Schweitzer, ancien PDG de Renault, qui préside depuis 2012 le conseil d’administration de la Fondation Droit Animal, Éthique et Sciences (LFDA) ; et de François Veillerette directeur de Générations Futures, que l’on ne présente plus. Le collège « représentants d’associations » au sein du CNA a été créé par la loi Egalim. Il sera composé de sept membres. L’arrêté de nomination de ces personnalités est signé par quatre ministres dont le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume.

Les syndicats agricoles chez Macron

Emmanuel Macron doit recevoir ce lundi 11 février, avec le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, les dirigeants des syndicats agricoles : FNSEA, JA, CR, CP et Modef. Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre du grand débat national et se situe au lendemain des résultats aux élections aux chambres d’agriculture et à la veille du SIA.

Nouvelle gouvernance de Fam, suite

Dans notre précédente édition (cf. notre Blog du 4 février), nous évoquions la fusion future de certains conseils spécialisés de FranceAgriMer. Deux autres CS sont appelés à fusionner en un seul : les CS Viandes rouges (ruminants et équidés) et Lait.

L’Autriche, leader du bio en Europe

L’Autriche détient le plus fort taux de surface agricole bio de l’Union européenne. 23,4 % des terres agricoles sont exploitées en AB. Elle devance l’Estonie (19,6 %), la Suède (19,2 %), l’Italie (14,9 %), la Tchéquie (14,1 %), la Lettonie (13,9 %) et la Finlande (11,4 %). Tous les autres pays ont une surface bio inférieure de 10 % à la surface agricole totale : Slovaquie (9,9%), Slovénie (9,6 %), Espagne (8,7 %), Danemark (8,6 %), Lituanie (8 %), Grèce (8 %), Portugal (7%), Allemagne (6,8 %), Croatie (6,5 %), (Belgique 6,3 %), France (6 %), Chypre (4,6 %), Luxembourg (4,2 %), Hongrie (3,7 %), Pologne (3,4 %), Pays-Bas (3,1 %), Royaume Uni (2,9 %), Bulgarie (2,7 %), Roumanie (1,9 %), Irlande (1,7 %), Malte (0,4 %).
La surface totale en bio en UE était en 2017 de 12,6 millions d’hectares, soit environ 7 % de la SAU, soit une augmentation de 25 % entre 2012 et 2017.
Notons que la part du bio s’élève à 14,5 % pour la Suisse, 4,8 % pour la Norvège, et 0,4 % pour l’Islande.
Ces chiffres comprennent les terres exploitées en bio et celles en cours de conversion. (Source : Eurostat avec Socopag)

L’APEB redoute une renégociation à la baisse de tarifs douaniers sur les importations de bananes

Les producteurs européens de bananes, réunis au sein de l’Apeb, expriment leur forte préoccupation à l’égard de la nouvelle négociation ouverte par la Direction générale du Commerce de la Commission européenne avec la Colombie, l’Équateur et le Pérou. L’Apeb demande une réunion urgente des ministres de l’agriculture espagnol, français et portugais, dans le cadre du Comité mixte de la banane, pour défendre les plus de 12 000 producteurs et 30 000 emplois lies à cette filière en Espagne, en France et au Portugal. Selon l’association, une réunion s’est tenue en décembre dernier à Quito entre la Direction générale du commerce de la Commission européenne et les ministres ou vice-ministres du commerce de la Colombie, de l’Équateur et du Pérou et au cours de laquelle a été abordée la négociation d’une nouvelle réduction tarifaire sur les exportations de bananes vers l’Europe. L’Apeb rappelle que ces trois pays ont déjà bénéficié d’une baisse substantielle du tarif douanier (-57%) depuis 2009, ce qui représente une réduction de 101 € par tonne exportée. « L’Union européenne doit rejeter la demande des pays tiers d’abaisser encore davantage le tarif actuel » insiste l’association. « Il est impossible de comprendre comment la DG en charge du Commerce affirme dans ses déclarations que les pays andins sont d’importants fournisseurs de produits agricoles de haute qualité et qu’il est prévu qu’ils augmentent leur niveau de commercialisation. Nous ne nous sentons absolument pas protégés face à des déclarations si éloignées de la réalité dans notre cas » a déclaré Laurent de Meillac président de l’Apeb.

Murmures :

  • une délégation de présidents de Départements visitera le Salon International de l’Agriculture le 26 février.