dimanche 26 mai 2019

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To Brex or not to Brex ?

A en perdre son latin (ou son anglais)

Difficile de saisir toutes les subtilités de l’accord sur le Brexit obtenu par les 27 le 21 mars. Bon, le premier point est simple : l’accord sur le retrait est adopté cette semaine (semaine du 25 mars) par le Parlement britannique, et la sortie « dans l’ordre » aura lieu le 22 mai. Sauf qu’il y a peu de chances que le Parlement, qui a déjà rejeté l’accord de retrait par deux fois, décide tout à coup de changer d’avis. Et il n’est pas certain qu’un tel vote puisse avoir lieu, le Speaker (président) de la Chambre des communes s’opposant au principe même d’un troisième vote. Si l’hypothèse 1 est rejetée, ça se complique grandement. Dans ce cas, « le Conseil européen convient d’une prorogation jusqu’au 12 avril 2019 et attend 
du Royaume-Uni qu’il indique avant cette date une voie à suivre, en vue de son examen par le Conseil européen ». 
What ? Dans tous les cas, le Conseil « réaffirme qu’il ne saurait y avoir de réouverture de l’accord de retrait ». Que pourraient donc proposer les Britanniques dans un cadre si contraint ? «Toutes les options restent sur la table», a précisé Donald Tusk, président du Conseil. «Le gouvernement britannique aura toujours le choix entre un accord, pas d’accord, une longue extension ou une révocation de l’Article 50». Mais une longue extension suppose la participation du Royaume-Uni aux élections européennes. Ce dont ne veut pas entendre parler les Brexiters. Bref, c’est la confusion la plus totale.