jeudi 18 juillet 2019

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Le vendredi, c’est Brexit ?

La situation est à peine croyable. A moins de 5 jours du Brexit, personne ne sait ce qu’il va se passer vendredi soir. Hard Brexit ? Nouveau report ? Annulation du Brexit ? Il devient urgent de décider. Le point.

Le 8 avril, la Chambre des Lords doit se prononcer sur un texte déjà adopté par les Communes. Si le projet de loi est adopté, Theresa May serait obligée de consulter le Parlement sur la durée du report qu’elle souhaite négocier avec les 27. Dans ce cas, le Premier ministre doit présenter le 9 avril son projet de report du Brexit devant le Parlement. Toujours, le 9 avril, Theresa May sera reçue à Berlin par Angela Merkel et à Paris par Emmanuel Macron. Un sommet européen extraordinaire est ensuite prévu le 10 avril à Bruxelles. Les 27 devraient examiner la demande de prolongation de la sortie de l’UE au 30 juin, demande officiellement présentée le 5 avril. Cette date permet une prolongation, sans participation des Britanniques aux élections européennes, puisque le futur Parlement doit se réunir début juillet. Il faut rappeler que la demande doit être acceptée par les 27 à l’unanimité. Si ce report est rejeté, le Royaume-Uni quittera l’Union européenne vendredi 12 avril à 23 h, heure de Londres (minuit heure de Paris et de Bruxelles). A moins que les Britanniques demandent l’annulation pure et simple du Brexit et décident de rester dans l’UE. Un scénario peu probable, mais plus rien n’est à écarter. Par ailleurs, ce lundi 8 avril, Phil Hogan, commissaire chargé de l’agriculture, a évoqué les conséquences d’un no deal pour l’agriculture européenne : «Aujourd’hui, en cas de sortie sans accord, nous pouvons affirmer avec certitude que certains marchés agricoles seront perturbés de manière significative. Forts de ce constat, nous sommes parvenus à la conclusion que la Commission européenne a l’obligation d’intervenir et qu’elle le fera. L’avantage d’une intervention précoce est non seulement de fournir une aide aux agriculteurs, mais aussi de donner confiance au marché, en démontrant l’engagement de la Commission en faveur du secteur agroalimentaire ». La Commission a également publié ce lundi des informations sur les règles que le Royaume­Uni appliquerait sur ses importations en provenance de l’UE en cas de sortie sans accord. Notons enfin que le Royaume-Uni a commencé à délivrer des passeports sans la mention UE. To be continued…

OM