vendredi 23 août 2019

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Nouvelles fraîches

Ours : le ministre effarouché ?

« L’effarouchement par les louvetiers se fera sur l’ours dès avril » : cette déclaration de Didier Guillaume devant le congrès de la Confédération paysanne le 17 avril à Tours a ouvert une polémique dans les Pyrénées et les associations pro-ours sortent les griffes. Ainsi Ferus et Pays de l’ours-Adet assurent dans un communiqué que l’effarouchement est « inadéquat, inutile, contre productif et de plus illégal » rapporte Sud-ouest.fr (23 avril). Elles rappellent que « l’ours brun bénéficie d’un statut de protection particulier au niveau européen. Les interventions de type effarouchement ne sont possibles, à titre dérogatoire, qu’à la condition qu’il n’y ait pas d’autre solution, et que cela ne nuise pas à la conservation de l’espèce. » Le ministre de l’Agriculture serait lui victime d’un trou de mémoire. Interrogé le 19 avril, soit deux jours après la déclaration de Tours, par France 3 Midi-Pyrénées, il a répondu « où j’ai fait une déclaration ? » et a préféré parler du loup…. « Le service de presse du ministère n’a pas été en mesure de nous répondre. Pas plus que la préfecture de l’Ariège » écrit par ailleurs la chaîne régionale sur son site (20 avril). L’effarouchement effarouche-t-il le ministre et ses services ?

FNP et CFA : les associations « animalistes » doivent être « dissoutes sans ménagements »

« Depuis le début de l’année, nous avons recensé plus d’une vingtaine d’intrusions dans les élevages français » écrivent la CFA (aviculture) et la FNP (porc) dans un communiqué. Les deux fédérations dénoncent des « activistes » qui « accompagnés de journalistes (.) vont jusqu’à insulter les éleveurs sur leur lieu de travail, créent la panique parmi les animaux et stigmatisent des productions engagées dans des plans de progrès ». « La CFA et la FNP en appellent une nouvelle fois solennellement à l’Etat. Les agissements illégaux et violents des groupuscules et associations animalistes doivent cesser et ces groupes doivent être dissous par l’Etat sans ménagements. Il en va de la sécurité des biens, des personnes et des animaux dans les élevages ». De son côté, l’interprofession française des œufs (CNPO) alerte les Pouvoirs publics « sur cet insupportable acharnement » et demande aux autorités « de protéger ses éleveurs et de faire respecter la loi ».
Une réunion sur ce sujet s’était tenue le 27 mars à Nancy, en marge du congrès de la FNSEA (cf. notre Blog du 1er avril).

Chute du nombre des exposants pour Vinexpo 2019

Le grand salon vinicole de Bordeaux voit le nombre des exposants inscrits en forte baisse. 1600 exposants sont annoncés pour l’édition 2019 contre 2300 à l’occasion de la précédente édition (2017). « L’événement, réinventé, donne la priorité à la qualité, la performance et à la pertinence de ses contenus plutôt qu’à une inflation sans âme de la superficie » écrivent joliment les organisateurs dans un communiqué. Ces derniers confirment par ailleurs la tenue, à ce jour, d’un Vinexpo Paris du 13 au 15 janvier 2020. Vinexpo Bordeaux aura lieu du 13 au 16 mai.