jeudi 20 juin 2019

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Nouvelles fraîches

FNPF et Légumes de France : la loi EGAlim est « dévoyée »

« Les fruits et légumes français sont dans une situation économique toujours très fragile » rappellent la FNPF et Légumes de France dans un communiqué. Les deux fédérations dénoncent les « nombreuses » promotions décidées « unilatéralement par certaines enseignes calées, le plus souvent non pas, sur le marché ou les coûts de production, mais sur des prix d’appel (.) auxquels ils soustraient la marge obligatoire prévue par la loi EGAlim dans le cadre du seuil de revente à perte de 10% pour arriver au prix payé aux producteurs ». « Il est indispensable que ces prix d’appel soient revus à la hausse, pour que cette réglementation ne pénalise pas les producteurs » poursuivent les deux syndicats. « Ce dispositif de seuil de revente à perte n’est pas adapté à nos produits et aux promotions qui s’égrènent tout au long de la campagne. Nous allons demander au ministre de l’Agriculture une réflexion sur ce sujet » concluent-ils.

Hausse des surfaces en pommes de terre dans le Nord ouest européen

La superficie des pommes de terre de consommation atteindrait 609 000 hectares dans les 5 pays du NEPG (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, France, Royaume-Uni) en hausse de 2,4 % par rapport à l’année dernière et de 8,4 % par rapport à la moyenne sur 5 ans. Tous les pays producteurs de pommes de terre du continent voient leurs surfaces croître. L’Allemagne aurait emblavé 184 750 hectares (+3,5 %), devant la France (147 000 ha, + 3 %), le Royaume-Uni (101 778 ha, + 0,7 %), la Belgique (97 587 ha, + 3,3 %) et les Pays-Bas (78 500 ha, + 1,7 %).

Création d’un « Parlement rural français »

Le « Parlement rural français » a été lancé le 4 juin dernier à Paris à l’issue d’une journée « Ruralisons » organisée à l’initiative de Richard Ramos, député (Modem-Loiret) et de plusieurs associations (AMRF, Leader France, UMIH, MFR,…). Parmi les initiatives que compte proposer ce « Parlement », la création d’une 6ème catégorie d’établissement recevant du public (ERP) avant d’alléger les normes pour les petits établissements d’hôtellerie et de restauration, bousculés par la concurrence d’Airbnb (20 000 emplois disparaitraient chaque année dans ce secteur selon l’UMIH) ; promouvoir et pérenniser après 2020 les zones de revitalisation rurale (ZRR) ; réduire, en faveur des communes rurales, les écarts dans le calcul le Dotation générale de fonctionnement. Le numérique n’est pas oublié : le déploiement de la 5G doit avoir lieu « prioritairement » dans les zones rurales demandent les représentants de la France rurale. Ils comptent ainsi peser sur la mission Agenda rural dont les conclusions doivent être présentées à la fin du mois de juin.

Humeur : une Total absurdité

Ainsi donc Mme Hidalgo ne veut pas de Total comme partenaire des JO 2024 à Paris. En pleine écolomania, Mme Hidalgo aurait dit au patron de Total que son investissement dans les JO « ne serait pas compris du grand public, car Total n’est pas identifié comme un leader dans l’écologie » (lejdd.fr du 8 juin). Bien. A ce jour, il y a 9 partenaires « mondiaux » pour Paris 2024, dont aucun groupe français (!), et un partenaire « premium » (français celui-là), le Groupe BPCE. Parmi les 9 mondiaux il y a Bridgestone (pneus), Toyota (voiture), Allianz (assurances notamment pour voitures). Si on comprend bien, Mme Hidalgo veut bien comme partenaire le fabricant de pneus pour voitures, le fabricant de voitures, l’assureur de voitures, mais pas le producteur de carburant pour les mêmes voitures. Ce doit-être des voitures à pédales… Notons enfin que parmi les partenaires mondiaux, il y a Alibaba, le géant chinois du commerce en ligne qui inonde le monde de ses produits expédiés par trains, bateaux, avions… Peut-on vraiment dire qu’il est identifié comme « un leader dans l’écologie » ?