mercredi 30 septembre 2020

Visiteurs : 451 983   
medfel2020

Ils avancent masqués

Pardon pour ce mauvais jeu de mot. Mais l’actualité n’est pas drôle : attaques de fermes, de magasins, de chevaux… De plus en plus de tarés s’en prennent aux agriculteurs, aux ruraux, aux commerçants de bouche. Le plus souvent en pleine nuit, à l’heure des lâches.

De toutes les attaques de ces dernières semaines, les plus horribles, les plus incompréhensibles, les plus dingues, sont celles qui visent les équidés. Les chevaux, et parfois des ânes, sont lacérés, mutilés et, à plusieurs reprises, exécutés. On compterait plus de 50 affaires dans toute la France en quelques semaines. Les enquêteurs, les autorités, dont la détermination ne saurait être mise en cause, n’ont quasiment aucune piste a part un ou deux signalements. Et comment peut-il en être autrement : on ne va pas mettre un gendarme derrière chaque cheval, ou une caméra dans chaque pré.
Les attaques des fermes et des agriculteurs se multiplient aussi. En vrac, et dans le désordre (et sans être complet) : « Élevage = Nazisme. Auschwitz n’a jamais fermé » tagué sur un bâtiment du président de la FDSEA du Finistère. Selon Le Télégramme (28 août), d’autres exploitations du département auraient subi un sort semblable ; le 2 septembre, le 8e saccage d’une bananeraies (en 12 mois) sur le territoire de la Ville de Goyave (Guadeloupe) était constaté ; le 7 août, c’étaient des intrusions et des inscriptions sur des bâtiments d’élevages en Loire-Atlantique ; le 27 août, un agriculteur de Saint-Aignan dans le nord Sarthe « a été violemment agressé alors qu’il était à la mairie. En cause : des travaux d’épandage » (Ouest-France, 28 août).
Autres cibles, les maires agressés, les chasseurs (des miradors ou des huttes de chasse ont été détruites dans le Vaucluse, en Loire-Atlantique), les commerces de bouches (3 crémeries, 3 boucheries, une poissonnerie) taguées dans la nuit du 31 août au 1er septembre dans le 20ème arrondissement de Paris).
Autre forme de violence contre les agriculteurs et la ruralité (avec la complicité active des pouvoirs publics cette fois-ci) : la rave party ‘organisée’ le week-end du 7 août en Lozère, sur un site protégé, en plein cœur du Parc national des Cévennes, à deux pas de l’Aven Armand (Notons que le Parc fêtera ses 50 ans les 25 et 26 septembre prochains).
Hélas, ce n’est pas prêt de s’arrêter. OM