mercredi 30 novembre 2022

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Le Blog en campagne

Un ministre couvert d’éloges

Quatrième, et probablement dernier, ministre de l’Agriculture du quinquennat, Julien Denormandie était auditionné le 18 janvier par la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale pour faire le bilan agricole de la mandature. Avant de commencer les débats, les porte-paroles de tous les groupes politiques ont tenu à dire tout le bien qu’ils pensaient du ministre. Ceux de la majorité bien entendu, à commencer par Jean-Baptiste Moreau (LaREM) qui salue « l’engagement » et la « disponibilité » du ministre. « Je ne crois pas me tromper en disant que l’ensemble des filières agricoles les ont appréciés également. Pragmatisme et ambition sont les deux mots qui résument le mieux votre action depuis dix-huit mois ». Pour le groupe Modem, David Corceiro « salue le bilan riche, durable et prometteur du quinquennat tant pour les agriculteurs que pour notre alimentation à tous ». Pour le troisième groupe de la majorité, Agir ensemble, Luc Lamirault a déclaré : « Depuis que je suis élu, je n’ai pas entendu de critiques sur votre action de la part des agriculteurs : de leur part, cela ressemble à un compliment. Ceux de ma circonscription vont même jusqu’à vous appeler ‘Julien’ entre eux ».
Les élus de l’opposition ne sont pas en reste. Pour le groupe LR, Julien Dive tient à « souligner l’altruisme dont ont fait preuve M. le ministre et aussi M. Stéphane Travert, avec leur souci du dialogue en amont et leur considération pour toutes les oppositions ; nous l’avons vu tant sur les projets et propositions de loi que sur les rapports d’information. Je salue également les équipes du ministère, à l’écoute, disponibles et professionnelles » (Didier Guillaume a été, volontairement ?, oublié…). C’est Dominique Potier qui a pris la parole pour le groupe PS : « À l’heure du bilan, je souligne la communauté de valeurs qui nous unit, Monsieur le ministre : celles de la science, de la raison, de la démocratie et du dialogue – vous en avez fait la preuve à notre égard. Vous avez manifesté durant votre court mandat une passion européenne et pour les questions agricoles et d’alimentation, ce qui n’a pas toujours été le cas auparavant ». Autres interventions : « Je me joins au cortège de félicitations : vous faites un bon ministre de l’agriculture. Vous avez entièrement raison, le revenu des agriculteurs reste la mère des batailles. Beaucoup de bonnes choses ont été faites », Thierry Benoit (UDI) ; « À mon tour, je salue votre action ainsi que votre sens du dialogue avec la profession, mais également avec les élus, quels que soient les points de vue » Sylvia Pinel (LT) ; « Je me joins à mes collègues pour saluer nos échanges sur divers sujets, même si nous ne sommes pas toujours d’accord, ainsi que la disponibilité de vos équipes » Bénédicte Taurine (FI) ; « Tout le monde l’a dit, le ministre est sympathique, à l’écoute. Il aime le dialogue et il a soutenu la proposition de loi de mon groupe sur la question des retraites. Il est suffisamment rare qu’un ministre possède toutes ces qualités pour le souligner », Sébastien Jumel (GDR).
N’en jetez plus !

Le Blog de la présidentielle

  • Valérie Pecresse visitera le salon de la gastronomie des Outre-Mer, Sagasdom, ce samedi 29janvier. Sagasdom est organisée par le chef Babette de Rozières, également conseiller régional (LR) d’Ile de France, et soutien de la candidate ;
  • France urbaine et Intercommunalités de France, les deux associations, qui représentent les grandes villes, les communautés de communes, les communautés d’agglomérations, les communautés urbaines et les métropoles, annoncent l’organisation d’une audition conjointe des candidats à l’élection présidentielle, le 22 mars 2022.

Un projet de loi vise à réformer l’utilisation des biotechnologies

Au conseil des ministres du 26 janvier, le Premier ministre a présenté un projet de loi réformant l’utilisation des biotechnologies. « Les risques liés aux utilisations d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sont encadrés au niveau européen par deux directives, selon que l’utilisation se déroule en milieu confiné ou en milieu ouvert, peut-on lire dans le compte-rendu du Conseil. En milieu confiné, la directive 2009/41/CE impose un niveau d’exigence adapté aux risques de l’utilisation pour l’environnement et la santé ». L’ordonnance vise à simplifier les procédures. Elle prévoit qu’une utilisation confinée d’OGM présentant un risque nul ou négligeable sur la santé et l’environnement (dite « de classe 1 ») peut être entreprise sans déclaration a deux conditions : si elle est réalisée dans une installation où une utilisation confinée de classe 1 ou supérieure a déjà été mise en œuvre ; et à la condition qu’une évaluation de risque pour chaque utilisation soit tenue à la disposition de l’autorité compétente.

Réforme de l’évaluation des biotechnologies

Le même texte (cf. ci-dessus) réforme le système d’évaluation des biotechnologies. Les missions que le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) est supprimé depuis le 31 décembre dernier. Le projet de loi organise le transfert des missions du feu HCB. Le Gouvernement considère que « le HCB avait en effet connu des dysfonctionnements ces dernières années qui ne lui permettaient plus de jouer son rôle tendant à éclairer la décision publique sur le cadre applicable aux OGM ». Ses missions sont donc transférées « à différentes instances existantes, robustes et reconnues, qui permettront de rénover le débat démocratique et l’évaluation scientifique de ces techniques ». Ainsi, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) s’est vue confier la mission d’évaluation des risques liés aux utilisations en milieu ouvert d’OGM, ainsi que l’analyse socio-économique de ces utilisations, tandis qu’un comité d’expertise placé auprès du ministère chargé de la recherche est chargé d’évaluer les risques liés aux utilisations confinées d’OGM. Les questions éthiques et sociétales sont examinées respectivement par le Comité consultatif national d’éthique et le Comité économique, social et environnemental.

Verts d’ici, Verts d’ailleurs

« Yannick Jadot, s’exprimant au nom du groupe Verts/ALE dans le débat du Parlement européen avec le président Macron sur l’agenda de l’UE pour les six prochains mois, profite de l’occasion pour prononcer un discours de campagne en tant que candidat à l’élection présidentielle française. Pas ma tasse de thé, désolé », Reinhard Bütikofer, député européen (Allemagne, Groupe des Verts/Alliance libre européenne) au Parlement européen. Les Verts allemands sont des experts en Verts français.

Elections législatives

  • Hervé Pellois, député (LREM) des Côtes d’Armor, rapporteur spécial pour le budget de l’agriculture, ne sera pas candidat pour un nouveau mandat en juin prochain.

Et aussi

  • Jean-Noël Barrot, député (Modem, Yvelines), Frédérique Espagnac, sénateur (PS, Pyrénées-Orientales) et Anne Blanc, député (LREM, Aveyron) sont chargés d’une mission temporaire sur la réforme du zonage des zones de revitalisation rurale.