dimanche 29 janvier 2023

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Nouvelles fraiches

La justice est parfois rapide

Qui a dit que la justice française était lente ? Le 18 novembre, l’Association Nationale Pommes Poires (ANPP), la Fédération Française de la Coopération Fruitière, Légumière et Horticole (FELCOOP), la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits (FNPF) et l’Association d’Organisation de Producteurs « Tomates et Concombres de France » ont annoncé porter plainte contre Julien Bayou, député (EELV, Paris) pour « provocation suivie ou non d’effet à commettre un délit, infractions réprimées par la loi sur la presse du 29 juillet 1881 ». Etaient visés des propos du député, sur BFM-TV le 23 août qui a « explicitement encouragé les actes de destruction contre les réserves d’eau agricoles, et assuré qu’il soutiendrait devant les tribunaux toute personne commettant de tels actes » selon les plaignants. Ils estiment que « en appelant à la destruction de ces réserves d’eau, Monsieur Julien Bayou a directement encouragé et provoqué, mais aussi légitimé la commission des évènements de Sainte-Soline ». Selon nos informations, la plainte a été envoyée le 18 novembre par LRAR au Procureur de la République de Poitiers. Le 25 novembre, la plainte était classée sans suite par le magistrat. Moins d’une semaine entre le dépôt de plainte et la décision, pas mal !
Devant cette célérité, l’ANPP, FELCOOP, la FNPF et l’AOP « Tomates et Concombres de France » ont décidé de saisir le ministre de la Justice, Éric Dupont-Moretti.

Philippe Caubère : « La mise à mort de la corrida (.) serait une catastrophe écologique »

Dans une tribune publiée par le quotidien Midi Libre (24 novembre), l’acteur Philippe Caubère, qui se revendique de gauche, étrille Aymeric Caron et sa proposition de loi portant abolition de la corrida. Extraits : « (…) Qu’est-ce que ce monsieur, pur produit de ce que nous connaissons de pire sur la terre, la télévision, pourrait bien comprendre au dernier vestige encore vivant de la tragédie antique ? (…) Je crois surtout qu’il a repéré que cette  » cause » était bien la seule qui pourrait lui donner quelque crédit dans la conquête de je ne sais quelle place politique (.) Cet assaut n’est pas dirigé contre la corrida, mais contre l’art en général (.) Le problème avec les anticorridas a toujours été le même : l’ignorance. La mauvaise foi. Pour tout dire, la bêtise. C’est à dire le refus de comprendre. Sans parler d’une chose inavouée et pour cause, inavouable : le mépris pour le Sud (.) Le plus affligeant pour moi est qu’un parti de gauche, c’est-à-dire ma famille, ait accepté de s’incarner dans ce personnage ridicule, au mépris de l’une de ses missions sacrées : la protection de la nature. La mise à mort de la corrida, crime contre le bon sens, serait une catastrophe écologique absolue : la disparition de milliers d’hectares de nature vierge et l’extinction d’une espèce animale sauvage unique au monde. Sans parler du désastre économique qui ne semble pas leur sujet, du désastre social qui l’est encore moins et de la mort de l’art dont on dirait… qu’il ne l’a jamais été ».
Certes, le texte a été retiré des débats, mais il reviendra un jour ou l’autre devant le Parlement, alors ce texte est à garder précieusement.

Et aussi

  • selon l’Agence européenne pour les médicaments, les ventes d’antibiotiques pour les animaux sont en nette baisse : – 47 % entre 2011 et 2021 dans les 27 Etats membres ;
  • les Membres de l’OMC ont établi un nouveau programme de travail dans le cadre du Comité de l’agriculture pour répondre aux préoccupations des pays les moins avancés (PMA) et pays en développement importateurs nets de produits alimentaires en matière de sécurité alimentaire.