dimanche 18 novembre 2018

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Nouvelles fraîches

Ecotaxe (1) : report au 1er janvier

Le Gouvernement a décidé du report de l’entrée en vigueur de l’écotaxe poids lourds au 1er janvier 2014. Le ministère des transports pointe « des dysfonctionnements persistants qui doivent impérativement être corrigés avant la mise en service du dispositif ». Selon plusieurs sources, sur les 800 000 véhicules concernés, seuls 20 000 seraient enregistrés. Selon une enquête de la CGI auprès de ses adhérents, 2 % des poids lourds des sociétés du commerce inter entreprises sont à ce jour équipés (sur un parc de 50 000 véhicules). L’écotaxe poids lourds devrait rapporter 1,2 milliard d’euros par an, dont 750 millions pour l’Etat, le reste étant partagé entre les collectivités locales et la société Ecomouv chargée du recouvrement. Le report devrait donc se traduire par un manque à gagner de 300 millions d’euros pour le budget de l’Etat en 2013.

Ecotaxe (2) : les réactions

« La CGI refuse que les entreprises portent le poids du fiasco annoncé ». La confédération du commerce inter entreprises rappelle que fin juin, elle a « prévenu à de nombreuses reprises les pouvoirs publics quand à l’impossibilité d’une mise en place du dispositif de l’écotaxe au 1er octobre 2013 ». Mais le ministre des transports « n’a jamais pris en considération nos alertes » regrette la CGI. Dans un communiqué commun, la FNPF, Légumes de France et la FNPHP demandent « le report définitif de cette taxe anti-production, anti-emplois, anti-territoires et anti-environnement ». Coop de France « salue la décision de report » et demande « la suppression de la hausse de 10 % de la taxe prévue dès le 1er janvier 2014 ». La fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) considère que ce report « est une bonne nouvelle pour son secteur » tout en considérant qu’en cas de problèmes techniques, les quatre mois « ne seront pas suffisants ».

Les maraîchers dénoncent le « French tomato Bashing »

Plusieurs opérations de contrôles et de relevés de prix dans les magasins ont eu lieu ce week-end un peu partout en France. Les producteurs de tomates voulaient dénoncer « les importations excessives » dont le but serait de « faire baisser le prix payé aux producteurs et accroître la marge des distributeurs et autres grossistes ». Légumes de France demande « à ces acteurs de la filière d’arrêter les importations massives et aux consommateurs d’exiger l’origine France ».

Plans de campagne : quand Barnier poursuit Barnier

Cela a été la bombe de l’été. La Commission européenne a donc déposé un recours en manquement contre la France devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans l’affaire des plans de campagne.  Le motif : le gouvernement français n’est pas parvenu à faire appliquer la décision de la CE du 28 janvier 2009 demandant le remboursement de ces aides. Si la CJUE a un an pour rendre la décision, la France est désormais sous le coup d’une sanction, ce qui ne va pas faciliter le règlement des derniers dossiers. En attendant, ceux qui suivent de près cette affaire se souviennent avec amertume que l’actuel Commissaire européen Michel Barnier était ministre de l’agriculture en janvier 2009. Il avait décidé d’enterrer ce dossier pour le transmettre six mois plus tard à son successeur : il ne fallait pas que cette affaire puisse compromettre sa nomination à … la Commission européenne.

Système U : la pub qui fâche

Système U a lancé pour la rentrée une vaste campagne de pub (télés, journaux, …) sur le thème du « commerce durable qui profite à tous ». Dans la version presse, U met en avant ses partenariats avec les filières. Dont le partenariat avec AgriConfiance. Le hic, c’est qu’Agri Confiance n’a pas été consulté. Et surtout que la pub se termine ainsi : « encourager les exploitations signées Agri Confiance, c’est encourager l’agriculture raisonnée à prix bas ». Sûr qu’avec un tel slogan, on va susciter des vocations chez les paysans !

Jacques Rouchaussé et Mel à la foire de Châlons

Michel-Edouard Leclerc et Jean-Pierre Raffarin étaient les invités vedettes de la table ronde organisée le 5 septembre dans le cadre de la foire de Châlons. Ils étaient entourés de personnalités locales dont Jacques Rouchaussé, le président de Légumes de France. Ce dernier n’a pas cherché la confrontation avec le patron des centres Leclerc, mais plutôt le dialogue. Il a rappelé la que c’est à l’initiative de maraîchers marnais qu’a été créé le label « tradition maraîchère » dans le but de valoriser la production locale. « Il faut donner une espérance aux consommateurs d’avoir des produits locaux ou nationaux » a-t-il déclaré en soulignant qu’ « en Champagne-Ardenne, les maraîchers ne couvrent que 15 % des besoins en légumes de la population ». De son côté, Michel-Edouard Leclerc a fait du Michel Edouard Leclerc : un peu de démagogie et beaucoup de belles paroles. Il a appelé les producteurs de fruits et légumes à développer des marques, prenant l’exemple de Prince de Bretagne : « Vous devez marketer vos produits, et nous on doit les valoriser pour apporter de la valeur aux producteurs et de la satisfaction aux consommateurs ».

Pommes de terre : moins d’offre et moins de vente

Du 15 juillet au 11 août 2013, dernière période de la campagne, les prix continuent leur progression, « reflet du sous-approvisionnement du marché » indique le CNIPT. Conséquence, les achats des ménages ont diminué de 14 %. Cette période est habituellement la période de l’année la plus faible en consommation, ce qui a été accentué cette année par le manque d’offre. Sur l’ensemble de la campagne (du 06/08/12 au 11/08/13) les achats des ménages ont reculé de 1,7 % par rapport à 2011-2012. Les prix ont progressé de 28 % avec un prix moyen de 1,02 E/kg.