dimanche 23 septembre 2018

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Nouvelles fraîches

La loi d’avenir est sur les rails

C’est parti pour la loi d’avenir. Le texte a été présenté le 17 septembre aux professionnels dans le cadre d’un CSO. Il passera en Conseil des ministres le 30 octobre et devrait être débattu à l’Assemblée nationale à partir du 7 janvier 2014. L’avant projet de loi propose notamment des aménagements à la contractualisation « pour en faire un outil de régulation des filières ». Les filières sont encouragées à s’organiser au sein des interprofessions. Ces dernières devront accueillir les organisations syndicales agricoles représentatives qui en feront la demande. Le Titre II de la loi est consacré à la protection des terres agricoles et au renouvellement des générations. Le Titre III est intitulé : « politique de l’alimentation et performance sanitaire ». Il prévoit ainsi de « transférer la compétence de délivrance des autorisations des produits phytosanitaires et fertilisants de la DGAL à l’Anses ». L’enseignement agricole (Titre IV) et la forêt (Titre V) ne sont pas oubliés. Enfin, le titre VI est consacré à l’Outre-mer. Il prévoit la création d’un Comité régional d’orientation et de développement.

Le PS se prononce en faveur d’une Pac redistributive

Le Parti socialiste a présenté mercredi dernier sa position sur la Pac. Le député de Dordogne Germinal Peiro a rappelé le « soucis du gouvernement de maintenir la compétitivité globale de l’agriculture et de maintenir le plus grand nombre d’agriculteurs sur le territoire ». Le PS veut « soutenir l’élevage qui est en danger ». « Il faut être conscient de ce que l’on a sous les yeux, ajoute le député. Il y a des secteurs qui ont vécu plus confortablement que d’autres ». Et de plaider pour une meilleure répartition des aides. Le PS se prononce donc en faveur du paiement redistributif aux 52 premiers hectares et de l’abandon des références historiques.Et malgré cela, « la Pac va encore profiter à ceux qui ont le plus d’hectares » conclut Germinal Peiro.

La Compagnie Fruitière dénonce un reportage de « Cash investigation »

« Lors de l’émission « Cash Investigation » diffusée le mercredi 18 septembre sur France 2 à 22h25, la société des Plantations du Haut Penja (PHP), filiale de la Compagnie Fruitière au Cameroun, a été violemment et injustement prise à partie pendant une durée significative de l’émission » écrit la Compagnie Fruitière dans un communiqué. La société et sa filiale contestent « formellement l’ensemble des allégations et des accusations portées à leur encontre ». PHP a été notamment mis en cause sur deux questions : la patente et les produits phyto-sanitaires. PHP indique qu’elle est assujettie à la patente depuis 2012 et « paye l’intégralité de ses impôts sans aucun retard ». Quant aux produits phyto-sanitaires, « PHP respecte strictement la réglementation camerounaise, française et européenne ». « A la suite de cette émission, en se réservant toute action légale ultérieure, la Compagnie Fruitière a immédiatement décidé de réagir auprès des responsables de France Télévision qui manquent à toutes leurs obligations de contrôle de la véracité, de la rigueur et de la qualité du contenu des émissions qu’ils diffusent. » conclut le communiqué. Notons que cette émission a obtenu une audience très moyenne : 1,3 million de téléspectateurs pour 9,7% de part d’audience. L’émission du 11 septembre affichait des scores équivalents (1,4  million ; 9,7 %). En revanche l’audience de l’émission du 11 juin (la dernière de la saison précédente) était largement au-dessus : 3,6 millions de téléspectateurs pour une audience de 14,7 %.

Rénovation des vergers : la production demande un rendez-vous à Le Foll

Felcoop, la FNPF et la Gefel ont écrit au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll pour évoquer le dossier de la rénovation des vergers (cf. notre Blog du 16 septembre). Dans cette lettre, les trois fédérations disent souhaiter « la poursuite d’un dispositif d’aide à la rénovation des vergers qui pourrait s’articuler sur deux niveaux d’intervention : un niveau national aux critères fixes et intangibles, ouvert à tous les arboriculteurs français, complété par un niveau régional ». Mais dans l’attente de la mise en place de ce nouveau dispositif, les trois fédérations demandent la prolongation du dispositif actuel pour un an (campagne 2014/2015). Elles demandent par ailleurs un rendez-vous à Stéphane Le Foll.

Création d’Origin France

Le Cnaol (comité national des appellations d’origine laitières), le Syndicat du pruneau d’Agen et l’ODG Foie gras du Sud-Ouest ont procédé à la création de la section France d’Origin, le réseau international des appellations d’origine. Origin France aura notamment pour mission d’organiser et d’animer un réseau des filières françaises sous indications géographiques (IG), d’assurer la défense et la promotion des IG, en particulier face aux politiques de marques et de lutter contre la contrefaçon. Claude Vermot Desroches, président du comité interprofessionnel du gruyère de Comté et vice-président du Cnaol est le premier président d’Origin France.

Légère hausse de la production européenne de pommes de terre

La production de pommes de terre dans les 5 pays d’Europe du nord (France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne et Royaume-Uni) devrait se situer autour de 23 millions de tonnes, soit 5,1% de moins que la moyenne des cinq dernières années indique le NEPG (North-western european potato growers). « L’augmentation globale des surfaces (+4 % par rapport à 2012, principalement en Belgique et aux Pays-Bas) ne compensera pas les conditions de croissance défavorables » poursuit l’organisation. L’Allemagne s’attend à une récolte inférieure de 13,3 % à la moyenne quinquennale, ce qui pourrait faire de cette récolte « la plus faible jamais observée ». Au total, la récolte est estimée en légère hausse (+ 300 000 tonnes) par rapport à la campagne précédente.