Mercredi 23 octobre à Paris, Xavier Eiglier, directeur central de la ligne Antilles-Guyane, Océan indien et Océanie à la CMA CGM a annoncé que sa compagnie avait commandé 6000 containeurs reefer basse consommation. 1500 seront affectés à la banane antillaise.

Fondée en 1978, la CMA CGM est le troisième armateur mondial, et le numéro 1 français. Avec une flotte de plus de 400 navires (dont 83 en propriété), elle dessert 400 des 521 ports de commerce du monde. Sa ligne Antilles assure le transport des bananes de Guadeloupe et de Martinique vers la métropole. Chaque semaine, quelques 250 conteneurs de bananes quittent Fort-de-France et Point-à-Pitre pour rejoindre Dunkerque, puis Rouen et Le Havre. Ce qui représente environ 5 000 tonnes ou 27 millions de bananes. La CMA CGM a mis son « expertise du reefer au service de la banane antillaise » explique Xavier Eiglier. La compagnie est en mesure de donner aux planteurs « l’assurance de transporter la banane conteneurisée à 13° de la station de conditionnement en Martinique ou en Guadeloupe au port d’arrivée où elle sera dépotée ».

Quatre navires mobilisés

Autre avantage de la ligne, un départ et une arrivée à jour fixe. 4 navires sont mobilisés pour assurer cette régularité. CMA CGM vient donc de décider de procéder au renouvellement de sa flotte de conteneurs reefer. Elle va se doter dans les prochains mois de 6 000 nouveaux conteneurs équipés de moteurs de basse consommation. 1 500 de ces nouveaux conteneurs seront dédiés aux bananes antillaises, permettant ainsi de contrôler la température durant tout leur transport (10 jours) tout en limitant la charge d’électricité utilisée. Ce qui permet à la compagnie de « s’inscrire dans une logique de développement durable ». Un objectif qui correspond parfaitement aux besoins des groupements de planteurs des Antilles.

Le transport maritime est le moins polluant

« Cette réduction d’émission de CO2 s’inscrit parfaitement dans la démarche de la banane durable » a souligné Philippe Ruelle, directeur de l’UGPBAN. Car le fret maritime représente 30 % du bilan carbone de la banane antillaise. La mise en service (à partir de mars 2014) de ces nouveaux conteneurs pourrait se traduire par une baisse de 50% de l’émission de CO2. De toutes façons ajoute Philippe Ruelle « le transport maritime par conteneurs est le mode de transport le plus écologique. Il est treize fois moins polluant que l’aérien, cinq fois moins que le routier et deux fois moins que le rail ».