Placé en liquidation judiciaire début février par le Tribunal de commerce d’Avignon, Le Cabanon Conserves de Provence vit une nouvelle page de son histoire. Si un délai de trois mois a été accordé pour trouver un repreneur, dès cette semaine, deux offres d’industriels ont été examinées par le tribunal dont la décision a été mise en délibérée pour la fin du mois. Il s’agit de Raynal et Roquelaure, important  utilisateur des matières premières fabriquées par Le Cabanon, une entreprise basée à Capdenac-Gare (Aveyron) ; et le groupe portugais Unitom. Ce dernier, selon des spécialistes,  serait plus ou moins lié avec Chalkis, le groupe chinois  actuel propriétaire du Cabanon. Chalkis en était devenu actionnaire majoritaire en 2005, une reprise  facilitée par l’Agence Française pour les Investissements Internationaux présidé alors par Clara Gaymard, épouse du ministre de l’Agriculture de l’époque. Aux termes de l’accord, Le Cabanon s’engageait  à maintenir pendant dix ans, une production contractualisée de 60 0000 tonnes de tomates locales. Ce qui n’a jamais été réalisé et depuis deux ans, toute opération de transformation a été interrompue. Depuis plusieurs années, l’activité principale de l’usine était devenue l’importation et la commercialisation de concentré chinois. Ce concentré chinois avait connu une explosion sur les marchés mondiaux quand la Chine produisait ( en2009 ) près de 8MT de tomates d’industrie par an. Depuis, le manque de rentabilité du concentré a poussé la Chine à réduire la voilure : elle n’a produit en 2012, que 3MT. Le Cabanon est aujourd’hui à la tête d’une dette importante, d’où la décision du Tribunal. Au niveau des salariés  l’inquiétude est grande concernant l’avenir des quatre vingt cinq emplois.