mardi 22 octobre 2019

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Nouvelles fraîches

Cinq nouveaux Mof Primeur

Très belle finale du concours « Un des meilleurs ouvriers de France – classe Primeur » samedi 28 février au Salon de l’Agriculture. La seconde édition du concours (la première s’était déroulée en 2010 -2011) s’est terminée en apothéose. Des milliers de visiteurs du salon ont découvert avec curiosité ce concours et le fait qu’un Primeur n’était pas seulement un revendeur de fruits et légumes. 14 finalistes étaient en lice pour réaliser une œuvre sur le thème : « 2050, l’odyssée des fruits et légumes ». En fin de journée, les résultats ont été proclamés, devant une foule nombreuse, sur le stand d’Interfel. Cinq candidats ont obtenu le ruban bleu blanc rouge. Il s’agit de Laurent Benakila (Champagne au Mont d’Or – Rhône) ; Catherine Botti (Chambéry – Savoie) ; Jérôme Durquet (Anglet – Pyrénées-Atlantiques) ; Johann Faure (Carouge – Suisse) et Maxime Lafranceschina (Seyssinet – Isère). Il y a désormais 10 Mof Primeur.

Départementales : plus de 400 agriculteurs candidats

Les élections départementales se dérouleront les 22 et 29 mars prochains. La carte des cantons a été redécoupée. Il y désormais 2054 cantons ou vont s’affronter plus de 9000 candidats, dont 428 agriculteurs. Parmi eux, nous avons relevé la présence de quelques responsables professionnels (liste non exhaustive) : Guy Vasseur, président de l’APCA (UMP, Loir-et-Cher) ; François Lafitte, président de la Gefel (UDI, Landes) ; Bernard Borredon, co-président de l’AIM melon (UDI, Lot) ; Michel de Lapeyrière, ancien président (CR) de la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne (Divers droite – Lot-et-Garonne) ; Philippe Adnot, sénateur et président de Conseil général (Divers droite – Aube) ; Jean-Michel Serres, ancien président de la FNP (UMP – Somme) ; Pascal Coste, ancien président du CNJA, maire et conseiller général (UMP – Corrèze).

Régionales : une carte territoriale qui laisse des traces

Décidement, la nouvelle carte territoriale ne passe pas. De nombreux élus (y compris socialistes) croisés dans les allées du salon ne se font pas prier pour faire part de leur opposition à ce découpage. Invité de l’émission Politiques à la ferme sur TV Agri, Jean-Paul Bachy, président (PS) de la Région Champagne-Ardenne n’a pas eu de mots assez durs contre la fusion de sa région avec l’Alsace et la Lorraine. Il préférait la solution de l’alliance avec la Picardie. Tirant les conséquences de cette situation, il ne se présentera pas en décembre prochain. Député européen (PS) et ancien président de la Région Limousin, Jean-Paul Denanot a obtenu satisfaction. Opposé à un mariage avec l’Aquitaine, ou avec Poitou-Charentes ou avec le Centre, mariage où le Limousin aurait perdu toute identité, il a profité de sa proximité avec le président de la République, pour obtenir la création d’une grande région Aquitaine-Poitou-Charente-Limousin. « Ce sera plus facile de garder ses particularismes ». Si René Souchon (PS) est favorable à la fusion de la région qu’il préside l’Auvergne avec Rhône-Alpes, il ne cache pas en revanche son pessimisme sur le résultat des élections (départementales et régionales) pour sa famille politique.

Régions : on a perdu le sud

La où la situation est la plus compliquée, c’est dans le sud : Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées vont fusionner et Aquitaine va rejoindre Poitou-Charentes et Limousin. LR et MP, « c’est l’alliance de la carpe et du lapin » constate un élu au CESER LR. La future région devra notamment se pencher sur le sort de la marque Sud de France qui appartient à Languedoc-Roussillon. Or, Midi-Pyrénées est engagée avec l’Aquitaine dans Sud-Ouest de France. Il semble que bon nombre d’entreprises de Midi-Pyrénées soient favorables à l’idée de rejoindre Sud de France. Mais dès lors que deviendra Sud-Ouest de France ? On imagine mal les produits de la Creuse ou des Deux-Sèvres portant cette étiquette ! Enfin, certaines communes du Gers (région Midi-Pyrénées) se sentent plus proche de l’Aquitaine voisine. Elles étudient la possibilité, qui serait offerte aux communautés de communes, de changer de département et rejoindre les Pyrénées-Atlantiques et donc l’Aquitaine. Le grand bazar des régions n’est pas terminé.

L’Odeadom voit sa mission étendue à Wallis et Futuna

L’office agricole de l’Outre-Mer (Odeadom) tenait sa traditionnelle conférence de presse au salon de l’Agriculture. Sa directrice, Isabelle Chmitelin a souligné l’importance de la présence de l’office au salon : « nous sommes le seul établissement public (en dehors des Chambres d’agriculture) à être présent dans le hall des régions ». En 2015, l’Odeadom aura à conduire, en plus de ses missions traditionnelles, deux nouveaux chantiers. La loi d’avenir agricole a renforcé la position de l’établissement en inscrivant dans la loi la possibilité pour l’office d’intervenir à Wallis et Futuna. L’année va permettre à l’Odeadom de rédiger, avec les autorités locales, une convention pour fixer le cadre des interventions futures. Autre chantier, confié par Stéphane le Foll, la rédaction, avec les professionnels, de politiques de filières (à l’image de ce qui a été déjà fait dans le cadre de FranceAgriMer pour la métropole). Isabelle Chmitelin a par ailleurs évoqué la demande d’augmentation des quotas de production de bananes en Guadeloupe : « des rélexions ont été entamées. La question va être prise en compte et fait l’objet de discussions avec les pouvoirs publics.

2015, année de la banane française

« 2015 est l’année officielle de la banane française » a déclaré fièrement Eric de Lucy, président de l’UGPBAN, en présence de deux ministres (Agriculture et Outre-Mer) le 25 février au salon de l’Agriculture. Désormais, la banane de Guadeloupe et de Martinique se pare des couleurs tricolores. « Ce concept est bien plus que le simple concept de l’origine de nos bananes » poursuit Eric de Lucy en rappelant qu’avec les plans bananes durables 1 et 2, la banane des Antilles « s’inscrit pleinement dans le concept de l’agro-écologie ». Il n’a pas oublié de rappeler aux ministres les difficultés rencontrées avec les autorités communautaires pour la mise en route du troisième programme de communication des régions ultra périphériques (RUP), programme déposé par les régions productrices de bananes (Guadeloupe, Martinique, Canaries, madère et Açores). « Il faut lever le blocage » a-t-il insisté. Pour le ministre des Outre-Mer, George Pau-Langevin « renforcer la visibilité de cette production de qualité sociale, environnementale, économique et gustative (.) c’est assurer la pérennité de milliers d’emplois ». « La banane des Antilles est celle qui a le niveau d’utilisation de phytos le plus bas » a rappelé Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture. Avant de conclure : « dans la discussion sur le niveau des quotas, dans la discussion sur les fonds de promotion promis, on sera a vos cotés ». Chose promise,…