La région méditerranéenne est considérée comme plus attractive que l’Europe, l’Afrique et l’Asie, selon une enquête réalisée par le cabinet Ernst&Young. Les montants investis (85 milliards de dollars) ont été, en 2013, supérieurs aux investissements étrangers en Chine sur la même année.

27 pays ont été examinés pour cette enquête. Ils réalisent un PIB de 10 trillions de dollars. Selon un sondage réalisé en mars 2015 auprès de 156 dirigeants dans vingt pays la région est considérée comme plus attractive que l’Europe (51%), l’Afrique (60%) et l’Asie (52%). « Lorsqu’on leur demande de la comparer avec l’Europe, les investisseurs mettent en avant la rapidité de sa croissance économique, sa démographie et l’urbanisation, avec le développement spectaculaire de nouvelles villes et quartiers notamment dans les pays du Golfe, en Turquie et au nord de l’Afrique » précise l’étude de EY. “Si la collaboration continue d’être encouragée dans la région méditerranée, nous pourrions assister à l’émergence d’un nouveau pôle de croissance sur la carte du monde. Ses marchés inexploités, sa stabilité et ses solides ressources n’attirent pas seulement l’Europe et les Etats-Unis, mais également la Chine et l’Inde, à la recherche de régions attractives” commente Marc Lhermitte, associé chez EY et auteur du rapport. “Les motivations pour investir dans la région sont fortes. La région bouillonne de consommateurs, d’idées, d’énergie et dispose d’un formidable réservoir de talents insuffisamment exploités. Elle accueillera 750 millions de personnes d’ici 2040, avec un pouvoir d’achat grandissant” poursuit-il. La région dispose notamment de18 des 100 plus gros ports mondiaux et 8 des 30 plus grands aéroports dans le monde. L’étude a identifié huit moteurs de croissance pour la région Méditerranée : le numérique, l’entrepreneuriat, l’urbanisation, la compétitivité, la diversification, les énergies renouvelables, le développement social et la transparence. Mais des menaces subsistent : l’instabilité (53%) et le manque de transparence (29%) sont les principaux obstacles à l’investissement et à une croissance durable. De plus, les opérateurs se déclarent inquiets à propos du retard dans le développement des infrastructures de certains pays et de l’économie stagnante en Europe, qui est toujours la principale source de capital de l’ensemble de la région méditerranée. Enfin, conclut l’étude « les investisseurs sont clairs sur les améliorations à apporter pour dynamiser l’attractivité des pays de la région : atteindre une stabilité politique est la première priorité (49% des répondants), juste devant l’amélioration de la sécurité des individus et des biens (33% en moyenne au Moyen-Orient et en Afrique du Nord), suivi par des efforts dans l’éducation, les infrastructures et la promotion à l’international ».

 

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