Nouvelles fraîches | Lundi 29 février 2016

Salon (1) : un préfet de police en terrain connu

Ce n’est pas souvent que le préfet de police accompagne le président de la République au salon de l’Agriculture. Mais le titulaire du poste, Michel Cadot, connaît bien le monde agricole et ses dirigeants. Il a en effet été directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau de 2004 à 2006. Samedi matin, cela a été certainement très utile.

Salon (2) : les journalistes déboussolés

Conséquence d’un service d’ordre disproportionné, les journalistes, mêmes accrédités par l’Elysée, étaient soigneusement tenus à l’écart du président. Au bout de quelques heures, l’énervement se faisait sentir chez les confrères désœuvrés et agacés. Puis le président décide de faire un rapide point presse. Mais nous sommes prévenus, peu de questions pourront être posées. Message bien compris par la consœur de TF1 qui pose une question sur… la crise de la gauche. A l’école, cela s’appelle « hors sujet ». Dimanche matin, BFM TV pouvait titrer : « salon de l’agriculture : une première journée perturbée par la visite de François Hollande ». Déboussolés on vous dit.

Salon (3) : visite épiscopale

C’est une grande première. Ce lundi, une délégation de 15 évêques se rendra au salon. « L’Eglise de France manifeste sa proximité et son soutien aux agriculteurs qui, bien souvent, sont dans des situations difficiles. Plus largement, c’est son attention au monde rural qu’elle veut réaffirmer » indique le communiqué de la Conférence des évêques de France. Les évêques seront reçus notamment par les Chambres d’agriculture, et par l’enseignement agricole privé. La journée se terminera par une messe à Saint Antoine de Padoue (a proximité du parc expo).

Salon (4) : des politiques très présents

Les hommes politiques sont attendus nombreux au salon. Ce week-end, outre François Hollande, on a pu croiser Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne (Debout la France), Valérie Pecresse, présidente (LR) du Conseil régional d’Ile de France ou Nathalie Kosciusko-Morizet député (LR) de l’Essonne et conseillère municipale de Paris. Lundi matin, Manuel Vals était annoncé de bonne heure. Marine le Pen est attendue mardi pour une visite de 10 heures ! Nicolas Sarkozy viendra mercredi, comme François Fillon. Alain Juppé, Hervé Mariton, François Bayrou sont attendus jeudi. A gauche, peu de personnalités sont annoncées : secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, sera présent vendredi, tandis que le secrétaire national par intérim d’EELV, David Cormand, doit venir jeudi. Enfin, l’ancien ministre de l’Agriculture et candidat aux primaires de la droite Bruno Le Maire sera présent pendant trois jours, de lundi à mercredi.

Les coopératives vont signer la charte laitière

A l’occasion d’une réunion qui s’est tenue vendredi 26 février, à la veille du salon, la fédération des coopératives laitières (FNCL) et ses adhérents ont décidé de signer la « charte laitière de valeurs ». Initiée par la FNPLait, cette charte se veut être le socle d’un cadre de négociations commerciales durables pour garantir une meilleure rémunération à l’ensemble des acteurs. Elle a été signée le 17 février par la plupart des enseignes de la grande distribution (Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Système U). Trois entreprises privées (la laiterie Saint Père, la laiterie Saint Denis de l’hôtel, Triballat Rians) sont également signataires. Dans un communiqué daté du 25 février, la FNPLait appelait à un « engagement concret » des entreprises et précisait qu’il fallait « que ces signatures interviennent avant la fin des négociations commerciales fixée au 29 février, pour être considérées comme effectives ». Ce devrait donc être chose faite ce lundi pour les coopératives laitières.

Pesticides : lettre ouverte d’Interfel à Le Foll

Dans une « lettre ouverte au ministre de l’Agriculture », Interfel dénonce les « attaques répétées que subit la filière des fruits et légumes au sujet de l’utilisation des produits phytosanitaires ». «Ces attaques à répétition entament de manière injustifiée le capital de confiance remarquable que les Français ont dans nos produits et influencent négativement leur consommation » poursuit l’interprofession. Elle demande au ministre qu’il réaffirme « officiellement que la réglementation en vigueur en France en matière d’usage de produits phytosanitaires, permet d’assurer la commercialisation de produits sains pour le consommateur, et que la consommation de fruits et légumes reste un objectif prioritaire dans le cadre d’une alimentation équilibrée ».

 

 

 

 

 

 

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