Nouvelles fraîches | Lundi 11 juillet 2016

Interfel célèbre ses 40 ans avec François Hollande

Entre les matchs de l’Euro et le sommet de l’Otan, François Hollande a trouvé quelques instants dans son agenda, pour recevoir la filière des fruits et légumes, non pas à l’Elysée, mais juste à coté, à l’Hôtel de Marigny, ancienne résidence des hôtes étrangers de la France, que le président de la République souhaite transformer en « palais de la gastronomie ». Il s’agissait de célébrer les 40 ans d’Interfel, l’interprofession des fruits et légumes. Cette cérémonie « est un hommage à ceux qui ont cru il y a 40 ans que l’esprit collectif passe devant l’individuel » a souligné Bruno Dupont, président d’Interfel. Cette rencontre avec le Chef de l’Etat constitue une « reconnaissance de l’interprofession et de l’action collective » pour son travail « en France et pour les produits français ». « Il a fallu énormément d’audace pour créer cette interprofession et énormément de ténacité pour rester unis » a répondu François Hollande qui a mis en avant « la fonction économique et sociale » de la filière.

Légumes de France dénonce l’attitude « inacceptable » de Leader Price

Leader Price « persiste à écarter les produits français de ses rayons, au profit de produits importés » écrit Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France (LdF) dans Direct Légumes (8 juillet), l’hebdomadaire de la fédération. « Ainsi retrouvons-nous cette semaine, dans les différents catalogues de l’enseigne, des tomates grappes d’origine Espagne, des concombres ‘Hollande ou Belgique’, des nectarines ou des abricots espagnols… » poursuit-il. Leader Price avait pourtant été récemment rappelée à l’ordre par LdF (cf. notre Blog du 6 juin). «Leader Price continue de jouer l’unique carte du prix bas, en toute irresponsabilité́ sociale. Cette attitude inacceptable ne peut rester sans suite, au risque de décourager les enseignes plus vertueuses, qui font l’effort de rémunérer justement les producteurs, et de proposer des produits de qualité́ et à un prix abordable aux consommateurs » poursuit Jacques Rouchaussé.

Simonnet-Febvre s’étend à Chitry

La Maison de vins de Bourgogne Simonnet-Febvre va étendre de 300 m2 son site de vinification de Chitry, près de Chablis (Yonne), de manière à répondre à l’accroissement régulier de sa production de vins tranquilles. Les travaux seront achevés pour la vendange 2017. Entre 2003 et son rachat par l’entreprise beaunoise Louis Latour et 2015, les volumes produits par Simonnet-Febvre sont passés de 100 000 à 850 000 bouteilles. Connu pour ses Chablis, notamment les Grands Crus Preuses et Mont de Milieu, le négoce dirigé par Jean-Philippe Archambaud s’est considérablement développé grâce aux crémants de Bourgogne (produits sur le site de Chablis), aux vins du grand Auxerrois (Saint Bris, Irancy, Epineuil, etc.) et à ceux de l’Auxois, dont Simonnet Febvre a acquis une quinzaine d’hectares en 2013. L’entreprise icaunaise, qui ne dispose que de 5 hectares en propre à Chablis, cherche aujourd’hui à acquérir des vignes dans la célèbre appellation. BC

Concurrence : l’Autorité sanctionne Henkel en Outre Mer

L’Autorité de la concurrence a rendu le 6 juillet une décision par laquelle elle prononce une sanction globale d’environ 615 000 € à l’encontre de la société Henkel et de plusieurs des importateurs de ses produits à la Réunion, aux Antilles, en Guyane et dans le territoire de Wallis et Futuna, pour avoir mis en œuvre des contrats d’importation exclusifs entre mars 2013 et février 2016, en infraction à la loi « Lurel ». En septembre 2015, l’Autorité avait appliqué le volet de la loi Lurel interdisant les importations exclusives. Elle avait alors accepté que les sociétés Pernod­Ricard, Danone, Johnson&Johnson et Bolton Solitaire présentent des engagements pour mettre fin aux poursuites. La proposition très précoce de ces entreprises d’organiser un appel à candidatures pour sélectionner des importateurs non exclusifs en outremer avait permis l’application de la procédure des engagements sans prononcer de sanctions pécuniaires. Seuls la société Henkel (avec notamment les maqrues Mont Saint­Michel, Syoss, Schwarzkopf, Palette, Vademecum, Denivit, Teraxyl, Diadermine, Le Chat, SuperCroix, Xtra, Mir, Minidou, Bref, Decapfour, Terra, Loctite, Patex, Rubson Loctite, Rubson) et ses grossistes avaient décidé la prolongation des contrats d’importation exclusifs au-delà de la date limite du 22 mars 2013 fixée par la loi. D’où les sanctions. Les sanctions se répartissent ainsi : 250 000 € pour Henkel, 210 000 € pour les importateurs des produits Henkel à la Réunion, 140 000 € pour les importateurs des produits Henkel aux Antilles et en Guyane, et 15 000 euros pour l’importateur des produits Henkel à Wallis et Futuna.

Davantage de transparence pour les aides agricoles

Une « instruction technique » du ministère de l’Agriculture précise les modalités de publication des aides d’Etat aux secteurs agricole et forestier. Conformément au Règlement (UE) n°702/2014, les aides individuelles qui dépassent 60 000 euros pour les bénéficiaires opérant dans le secteur de la production agricole primaire ; et 500 000 euros pour les bénéficiaires opérant dans les secteurs de la transformation des produits agricoles, de la commercialisation des produits agricoles, de la foresterie, devront être publiées à partir du 1er juillet 2016 et dans un délai maximum de 6 mois. Ces informations seront disponibles sur le site www.europe-en-france.gouv.fr.


 

 

 

 

 

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