Nouvelles fraîches | Lundi 10 octobre 2016

La situation de l’agriculture européenne « devrait s’améliorer en 2017 »

La DG AGRI vient de publier son étude trimestrielle sur les perspectives à court termes pour les marchés agricoles de l’UE (prévisions pour 2016 et 2017). « Les incertitudes et la faiblesse des prix des matières premières non agricoles ont donné lieu à un ralentissement économique mondial plus fort en 2016 que prévu; la situation devrait améliorer en 2017 » estime la DG AGRI. Les productions de céréales et d’oléagineux connaissent une production record dans le monde, alors qu’elle est faible dans l’Union européenne. La DG Agri prévoit donc des prix bas pour les céréales et le maïs pour l’année à venir, alors que les prix des oléagineux devraient se maintenir grâce à l’augmentation de la demande. La dernière campagne de production de sucre sous quota est prévue à moins de 17 millions de tonnes dans l’UE, ce qui devrait tirer les prix à la hausse. La production de lait ralentit et la demande soutenue, au sein de l’UE et dans le monde, de produits laitiers permet un redressement des prix qui devrait se concrétiser « cet automne » estime la DG AGRI. La forte augmentation des exportations de viande de porc vers la Chine permet une reprise des prix de l’UE. En revanche, l’offre abondante de volaille tire les prix vers le bas. Les exportations de bœuf ont continué sur une bonne tendance, limitant ainsi la baisse des prix, malgré les abattages de vaches laitières. La production de viande de mouton augmente, malgré la baisse des prix.

Jean Bizet en faveur d’une « dimension assurantielle » de la Pac

A l’occasion d’une rencontre avec les membres de l’Amicale des conseillers aux affaires agricoles, Jean Bizet, sénateur (LR) de la Manche, président de la commission des Affaires européennes du Sénat, a défendu l’idée de « l’introduction d’une dimension assurantielle » dans la Pac. A cette occasion, le sénateur a également souligné « l’importance du dossier du bien-être animal, dont les implications ne peuvent être sous-estimées, à la lumière de plusieurs expériences estrangères. Enfin, il met en garde contre les risques que représenteraient une éventuelle remise en cause des règles d’accès au marché intérieur, ou une
« renationalisation » de la politique agricole commune ».

Important investissement agricole américain en Algérie

Le président du Conseil d’Affaires Algéro-Américain a annoncé à la radio algérienne le lancement d’un vaste projet agricole algéro-américain en Algérie. Un consortium d’entreprises américaines va investir dans ce projet. 25 000 hectares sont réservés à cette opération : 5 000 hectares pour l’élevage de vaches laitières et 20 000 hectares pour les grandes cultures. Le projet devrait démarrer en 2017 et être achevé en 2019. A terme, cette « super ferme » devrait produire chaque année 72 000 tonnes de blé dur, 76 000 tonnes de fourrage, 77 000 tonnes d’ensilage de maïs et 24 200 tonnes de pomme de terre.

La moitié des échanges de l’UE se font par mer

« En 2015, la valeur des marchandises transportées par mer échangées entre l’UE et les pays tiers était estimée à près de 1 777 milliards d’euros, ce qui représente environ 51% du commerce de biens de l’UE. Plus précisément, ce taux était de 53% pour les importations de l’UE et de 48% pour ses exportations avec les pays tiers » indique Eurostat. Le recours à la voie maritime progresse régulièrement. Il n’était que de 47 % en 2006. Rotterdam, Anvers et Hambourg sont les trois principaux ports européens. La France parvient à placer 2 ports dans le top 10 des ports de l’UE : Marseille (6ème) et Le Havre (7ème). 46,6 % du commerce de la France avec les pays tiers passe par la voie maritime : 52,3 % pour les importations, 41,6 % pour les exportations.

La Côte d’Ivoire veut réserver ses terres agricoles aux nationaux

Les terres agricoles ivoiriennes devraient désormais être protégées par la Constitution. C’est ce qu’a annoncé le président Alassane Ouattara, lors de la présentation de l’avant-projet de nouvelle constitution le 5 octobre devant le Parlement d’Abidjan. « « Il est clairement établi que seuls l’Etat, les collectivités publiques et les personnes physiques de nationalité ivoirienne peuvent accéder à la propriété foncière rurale et que les droits seront garantis » a déclaré le président (presse ivoirienne).

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