jeudi 20 juin 2019

Visiteurs : 339 585   

Nouvelles fraîches

Fruidor Terroirs reprend l’expéditeur Moreau

Fruidor Terroirs (groupe UGPBAN) a repris l’expéditeur Moreau, basé à Tonneins (Lot-et-Garonne). La société Moreau, devient ainsi une filiale de Fruidor Terroirs et Claude Moreau en garde la direction. La reprise est effective depuis le 1er janvier dernier. « L’intérêt de racheter cette entreprise, c’est de continuer à fédérer et à organiser la production » précise Xavier Martin, directeur national de Fruidor Terroirs. Ainsi, avec ses autres activités dans la région, Fruidor Terroirs pèse désormais 1600 tonnes de fraises, et probablement 1800 à la fin de la prochaine campagne. Moreau travaille avec une centaine d’agriculteurs qui produisent, outre les fraises, la plupart des légumes de cette région (oignons bottes, et les légumes ratatouilles – courgettes, tomates, aubergines, …).

ISSI, la nouvelle marque de bananes

Fruits du monde a lancé à Fruit Logistica à Berlin sa nouvelle marque de bananes ISSI. Le groupe UGPBAN, dispose désormais de trois entités spécialisées dans la banane : la banane de Guadeloupe et Martinique, Fruidor pour la banane vendue en jaune sur le marché européen, et Fruits du monde avec la marque ISSI pour les autres origines. « Ce qui est important, c’est de pouvoir peser sur le marché européen qui a beaucoup évolué et qui vient de croître d’un million de tonnes » explique Philippe Ruelle, directeur général de l’UGPBAN. Originaire de Côte d’Ivoire, de Colombie, d’Equateur,…, la banane ISSI pourra être commercialisée dans tous les pays, et sera positionnée sur le marché premium. Elle bénéficiera d’un cahier des charges unique pour toute la production quelque soit le pays. Elle sera certifiée Globalgap et Rainforest.

Hausse de la production de pommes dans l’hémisphère sud

A l’occasion du salon Fruit Logistica de Berlin, le Wapa (World apple and pear association) a publié ses prévisions de récoltes pour l’hémisphère sud. La production de pommes est annoncée en hausse de 9 % à 5,430 millions de tonnes. La récolte de poires est attendue en léger recul (-2 %) à 1,341 million de tonnes. Ces chiffres concernent les principaux pays producteurs de l’hémisphère sud : Argentine, Australie, Brésil, Chili, Nouvelle Zélande et Afrique du Sud. Ils devraient exporter quelques 1,665 million de tonnes de pommes (stable) et 656 000 tonnes de poires (- 6 %). Cette réunion a été l’occasion d’accueillir deux nouveaux membres : la Chine (cf. notre Blog du 12 septembre 2016) et l’Ukraine. Enfin, le Français Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP, a laissé la présidence de Wapa à l’américain Todd Fryhover, président de la Washington Apple Commission.

Les JA ne veulent pas de l’accord CETA

Jeunes agriculteurs demandent aux eurodéputés de ne pas voter la ratification du CETA, l’accord commercial entre l’UE et le Canada. «S’il était ratifié en l’état, cet accord conduirait une nouvelle fois à la disparition de nombreux éleveurs européens » explique Jérémy Decerle, président de Jeunes Agriculteurs. Cet accord entraînerait 70 000 tonnes d’importation de viande bovine haut de gamme (aloyau, etc.) à droits nuls, déstabilisant la production européenne qui s’élève à 400 000 tonnes sur ce type de produit, précise le communiqué de JA qui s’appuie sur une étude récente. « Si le Parlement européen adoptait ce texte, il entrerait en application à titre expérimental dès le 1er mars, alors même que les parlements nationaux ne se seraient pas encore prononcés » conclut JA. Le Parlement européen doit se prononcer sur cette ratification le 15 février.

Les députés en appellent à l’approbation accélérée des pesticides à faible risque

Les pesticides biologiques à faible risque, qui pourraient remplacer ceux susceptibles de nuire à l’environnement et à la santé humaine, ne peuvent pas encore être utilisés à aussi grande échelle que souhaité dans l’UE, le cadre de leur certification étant trop lent et trop complexe, indique un communiqué du Parlement européen. Les députés demanderont à la Commission européenne de proposer une révision des règles et voteront une résolution mardi. Dans leur projet de résolution, les députés précisent que l’utilisation de produits phytopharmaceutiques classiques est de plus en plus controversée en raison des risques qu’ils font peser sur la santé humaine et sur l’environnement. Toutefois, seules sept substances actives alternatives classées « à faible risque » ont été approuvées par l’UE. Les députés exhortent la Commission à proposer un projet législatif avant la fin 2018 afin d’accélérer la procédure d’évaluation, d’autorisation et d’enregistrement des pesticides à faible risque.

L’Europe pourrait manquer de plants pour les pommes de terre destinées à la transformation

D’après le NEPG (Groupe des producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen), la hausse annoncée des surfaces en pommes de terre pourrait être moindre qu’initialement envisagée. Dans tous les pays de la zone NEPG (Allemagne, Pays-Bas, Belgique, France et Royaume-Uni), exception faite de la Grande-Bretagne, il y a un sérieux manque de plants (ou des plants trop chers) pour produire des pommes de terre pour l’industrie de la transformation… Et ce, alors qu’au même moment, les transformateurs ont encore augmenté de 700 000 à 800 000 tonnes leurs capacités de transformation. Les prix de contrats quant à eux, ont augmenté de 20 à 30 €/t pour les variétés les plus hâtives à livrer mi-juillet, et entre 10 et 15 €/t pour les variétés plus tardives.